Monte le Son

Monte le Son

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00:00:00: J'ai quasiment vingt ans d'expérience chez Warner Chappel.

00:00:03: Je suis rentré comme directeur artistique junior pour un éditeur, si vous prenez cent œuvres éditées par Warner Chappelle, vous avez trois œuvre qui vont représenter soixante-quinze pour cent du chiffre.

00:00:15: Pourquoi ?

00:00:16: Parce que les droits d'édition sont générés pas seulement par le digital mais ils sont générées par le Digital, le Live, la Radio ou la Télé etc... C'est quasiment vent pour cent de nos revenus !

00:00:27: c'est les placements sur des films, des documentaires et des publicités.

00:00:34: On a travaillé à la fabrication d'un petit livre qui s'appelle mon premier Ayana Kamurin dans lequel... C'est pour les enfants qu'on entre un et deux ans.

00:00:45: Et c'était un petit livre à puce et l'enfant met son doigt au lieu que ça lui chante au clair de la Lune.

00:00:51: Ça lui chande Pookie.

00:01:03: Montre le son !

00:01:04: C'est le podcast des passionnés de musique.

00:01:06: Bienvenue à tous dans cette nouvelle saison, c'est incroyable Daz, ça va ?

00:01:08: C'était

00:01:09: la huitième, neufième saison... Non,

00:01:11: c''est la sixième !

00:01:12: C'etait pas mal

00:01:14: hein ?

00:01:14: On est bien !

00:01:15: Est-ce que c'es de la longévité ça?

00:01:17: ?

00:01:17: Si saison.

00:01:19: Longévité quand même

00:01:20: !

00:01:20: Si saisons sur internet ouais, c'sais colossal !

00:01:23: Ouais, pourvu

00:01:23: que ca dure !

00:01:24: Mais oui !

00:01:25: Bourdaze, cette année encore, j'dis envie dire c´est la continuité.

00:01:29: on va solidifier les bases et en même temps on va essayer de recevoir des bêtes d'inviter

00:01:33: Et on commence très, très fort

00:01:35: avec

00:01:36: Mathieu Tessier.

00:01:37: Ça va Mathieu

00:01:37: ?

00:01:37: Bonjour Mathieu

00:01:38: bienvenue

00:01:39: !

00:01:39: C'est pas juste toute l'impression d'évaluer une telle question !

00:01:42: Non en vrai, hyper intéressant parce que Mathieu tu as un métier qu'on n'a encore jamais valorisé dans cette émission.

00:01:49: donc nous n'avons jamais parlé vraiment.

00:01:51: Autant on a reçu de sa date des patrons de la belle, on a su Césaire de Roche Music.

00:01:55: On a reçue Marc Tessiers-Ducrot de Record Makers.

00:01:59: On a parlé avec les gars Floral Records aussi.

00:02:02: On a d'abord parlé de distribution avec les gens de Big Wax par exemple, mais on n'a encore jamais parlé d'édition.

00:02:08: On va évoquer un petit peu... Ouais

00:02:10: !

00:02:10: Mais pas avec des professionnels qui font de l'éditions en tout cas.

00:02:13: Mathieu c'est

00:02:15: ce que tu fais ?

00:02:16: C'est vrai qu'il y a un métier qui est pas toujours bien connu.

00:02:21: On médiatise plus les labels dans lesquels les artistes sont signés que les sociétés d'edition qui les édite ou les coédite ou légère.

00:02:31: Et en parlant

00:02:32: de société d'édition, tu as cité celle pour laquelle tu travailles qui est donc Warner Chapel.

00:02:36: Warner Chapel qui est une branche en fait de Warner Music l'une des trois majors de cette fameuse dase universelle Sony Warner.

00:02:44: Donc Warner Chapel Musique France d'ailleurs on précise et tu présides d'ailleurs.

00:02:48: Tu diriges la branche française donc de Warner Chapel.

00:02:53: ça t'amène à travailler avec Un énorme catalogue, vous avez vraiment un très gros catalogue à la fois à l'international mais aussi évidemment spécifiquement sur la France.

00:03:00: Un catalogue que tu as participé à le développer.

00:03:03: Ça fait plus de vingt ans que tu travailles.

00:03:04: C'est ça à peu près autour de vintans avec quoi ?

00:03:06: Presque

00:03:06: vingt temps.

00:03:08: Et t'as une grosse expérience dans le métier on te connaît parce que notamment t'a réussi a amener des gens qui ont connu une grande popularité avec le temps.

00:03:19: J'ai vu le Pédigree je dis.

00:03:21: Ok.

00:03:21: Sur le premier j'dis ok.

00:03:22: T'es lundi... Premier professionnel a beaucoup travaillé avec Angèle, par exemple.

00:03:26: Petit artiste.

00:03:28: Stromaille aussi assez tôt ?

00:03:30: Petite artiste... Stromai plus récemment.

00:03:32: Ah oui !

00:03:32: C'est

00:03:32: avec Mozart plus tard c'est vrai.

00:03:33: Voilà

00:03:34: ça c'était une signature plus récente.

00:03:36: mais non bah ouais j'ai quasiment vingt ans d'expérience chez Warner Chappell et je suis rentré comme directeur artistique junior.

00:03:44: J'avais vingt-sept ans.

00:03:45: Et plus pour développer des signatures, j'avais une culture plutôt alternative et donc c'était plus pour de développer une branche d'artistes qui se développe par le live notamment.

00:04:00: Oui, jai commencé assez tôt.

00:04:03: Aurél San était déjà signé chez Warner Chappelle quand je suis arrivé mais on s'est assez rapidement côtoyés.

00:04:10: On a travaillé ensemble au début Et puis ensuite, d'autres artistes pour lesquels souvent Warner Chappell a été le premier partenaire professionnel.

00:04:18: C'est à dire que quand j'ai pris mes fonctions on était en plein dans la crise du disque et du coup les maisons de disques avaient peut-être un peu plus de mal à prendre le temps de développer.

00:04:32: Elles allaient un peu vite en radio ou en mass media.

00:04:36: donc les artistes qui avaient besoin d'un peu plus.

00:04:39: On a été pas mal d'éditeurs à leur proposer d'être un premier endroit pour affiner leurs projets artistiquement dans l'image, dans le son, commencer à se professionnaliser.

00:04:52: Parfois faire un premier op et ensuite aller taper au... aux portes des maisons de disques en étant un peu plus aguerris.

00:05:00: Et voilà, et donc ça a été le cas pour les artistes que tu as cités, mais aussi South Sagazan avec qui j'ai travaillé depuis le début, Lili Wooden de Prick du Haut français, Benjamin Clementine... Voilà

00:05:14: !

00:05:16: Il y en a d'autres.

00:05:17: Dans le catalogue, en tout cas Warner Chappell on peut citer... En français il y a Benjamin Biolet, Gael Faillé, Mozymane, DCZ, Adele Castillon et Ayanna Camoura avec du travail aussi régulièrement.

00:05:26: Vous avez re-signé d'ailleurs ensemble il y à quelques années ils me semblent

00:05:28: ?

00:05:28: Tout à fait il ya quelques mois.

00:05:30: Moi même !

00:05:32: On a commencé à travailler ensemble dans l'année de décembre, donc un an avant son grand succès avant Jaja juste avant la signature de son premier album.

00:05:43: Et voilà, en tout cas on a réussi à... On continuait bien s'entendre et on a renouvelé ce contrat au début d'année.

00:05:52: Ce qui évidemment m'a rendu très Europe.

00:05:54: J'imagine !

00:05:55: C'est intéressant parce qu'il y a quand même cette image autour de justement des grands labels qui font plus tu le disais avec la crise du disque

00:06:04: etc.,

00:06:05: qui prenait plus le temps de faire du développement d'artistes.

00:06:07: C'était vrai que quand on lit un peu tous les artistes avec lesquels t'as collaborés T'es quand même à l'origine de pas mal de gros, gros succès.

00:06:15: donc ça tend un petit peu justement à battre en brèche aussi ce cliché-là.

00:06:21: La majeure en fait il faut que tu sois déjà établi et reconnu pour qu'elle t'accompagne sinon c'est pas la peine.

00:06:25: je trouve ça intéressant.

00:06:26: je sais pas si on

00:06:27: en parle... Ouais puis en plus le truc c'était vrai on n'a pas forcément conscience on se rend compte qu'une des grandes étapes dans le développement d'une carrière, c'est évidemment trouver une maison de disque à la belle un producteur ou même d'ailleurs lorsqu'on saute au produit que ce soit le distributeur des choses comme ça.

00:06:39: On pense pas que ça peut être l'un des premiers partenaires à l'éditeurs en réalité ?

00:06:44: En tout cas en France quand je parle avec mes affiliés à travers le monde, c''est vrai que ça ne se passe pas dans tous les territoires.

00:06:52: mais en France on a cette tradition, c´est vrai qu'il y a beaucoup d'artistes en pop notamment, qui ont eu pour premier partenaire un éditeur.

00:07:03: Ça leur offre je pense un endroit peut-être plus hermétique à la pression pour se trouver.

00:07:13: ça leur donne un peu plus de temps peut être.

00:07:16: et voilà il y a des labels qui font super bien le travail de développement et qui sont attention c'est pas dans cent pour cent des cas mais c' est vrai que beaucoup d artistes majeurs de la pop française aujourd'hui On eut douze mois, quinze mois seuls avec un manager ou un éditeur.

00:07:34: Parfois un producteur de spectacle qui arrive tôt pour les artistes qui se développent par la scène et ensuite la maison de disques arrive un petit peu plus tard et elle est souvent importante et indispensable après dans un second temps.

00:07:50: mais c'est vrai que quand il s'agit de prendre le temps pour développer et de ne pas avoir d'urgence.

00:07:57: Nous en édition, on travaille sur le temps long, c'est-à-dire que les droits entre le moment où ils sont générés et au moment où on va les toucher, il se passe du

00:08:04: temps... Tu parles d'argent

00:08:05: là ?

00:08:05: Là je parle l'argent !

00:08:06: Et du coup mais je parle d' argent plus pour expliquer pourquoi quand l'argent qu'on investit ne revient pas tout de suite, on est moins pressé de le voir revenir.

00:08:16: On a un peu plus de temps devant nous et du coup on a peut être un peu moins de pression à court terme pour que ça marche

00:08:24: tout de.

00:08:25: Mais alors dis-moi Jamy, c'est quoi l'édition

00:08:27: ?

00:08:27: Mais complètement il faut peut être qu'on revienne sur une base pour un peu débuter cette émission.

00:08:32: Maisons Disque, Label, Éditeur.

00:08:35: Quelle est la différence entre ces trois gros noms qui reviennent souvent comme les partenaires principaux disons des artistes?

00:08:41: Alors Maisons disques et labels je les mets dans la même famille puisque ça concerne les Dora Master.

00:08:49: En gros moi j'explique avec si on se place du pendu de l'artiste un artiste qui serait hauteur, compositeur, interprète et qui se produirait sur scène.

00:09:01: Il va avoir trois partenaires principaux autour de lui le producteur du spectacle ou tourneur qui va avoir une exclusivité sur ce que l'artiste va interpréter en live.

00:09:12: donc ça c'est une économie assez simple à comprendre, payer la création du spectacle ensuite le vendre pour qu'il tourne et puis louer des sales etc...

00:09:22: On a fait une émission là-dessus.

00:09:23: On a perçu notamment Simon O'Day, Alice Pourchet...

00:09:26: Ok donc premier partenaire, producteur du spectacle.

00:09:29: Deuxième label aux maisons de disques.

00:09:31: Donc là vous allez en tant qu'artiste signer une exclusivité pour ce que vous allez interpréter.

00:09:37: C'est la partie chanteur, chanteuse ou alors musicien-musicienne qui est concerné par ce contrat là.

00:09:45: C'est à dire les interprètes qui viennent sur un morceau que ça soit effectivement le champ mais ça peut être aussi juste un guitariste par exemple ?

00:09:51: Exactement

00:09:52: mais souvent c'est des interprètres vocaux donc des rappeurs, des chanteurs et des chantheuses et dont vous signez un contrat soit pour un nombre de projets soit pour en nombre d'années où vous donnez l'exclusivité de tout ce que vous allez interpréter a une structure en échange de quoi distribuer vos morceaux, soit les produire quand il s'agit d'un contrat de l'artiste.

00:10:12: Soit les marqueter et les promouvoirs quand c'est d'une licence.

00:10:15: Sois les distribuer, les mettre à disposer des plateformes quand ils s'agissent d'uns contrats de distribution.

00:10:22: Et donc la maison de disques

00:10:23: sur le support ?

00:10:24: En fait c'était ça !

00:10:25: La maison de disc... Donc le tourneur c'etait la partie live, la maison du disque c'étais vraiment le support audio.

00:10:30: Tout à fait.

00:10:32: Donc c'est le support audio, donc l'interprétation et voilà.

00:10:36: Ce que dans le milieu en fait c'était l'enregistrement on appelle ça le phonogramme, historiquement

00:10:40: ?

00:10:40: Oui, le master.

00:10:42: C'est la fixation de l'œuvre sur un support Et l'éditeur est une exclusivité pour ce que vous allez écrire ou composer.

00:10:51: Ce n'est pas ce que je vais interpréter, mais c'est ce que j'vais écrire et composer.

00:10:58: Donc je vais donner une exclusivité sur ce qu'j'vais écrir et composer pendant un certain nombre d'années ou de projets.

00:11:05: Pareil, comme des contrats de maison disent ça peut être en durée ou en nombre de projets et selon une clé de répartition qu'on définit au moment où on signe le contrat.

00:11:13: C'est à dire que sur mes droits il y a d'office une part éditoriale qui existent sur les droits.

00:11:21: Cette part éditoriale, je peux la garder pour moi dans ces cas-là.

00:11:24: Je suis ce qu'on appelle « Éditeur à compte d'auteurs ».

00:11:27: Ou alors je vais voir un éditeure qui peut en prendre tout ou partie contre un travail et des investissements de l'argent….

00:11:36: Mais du coup

00:11:39: comment ça se fait que ce travail d'édition est séparé du travail de maison de disque ?

00:11:46: Alors que c'est dans l'intérêt de la maison de dire finalement de gérer les éditions de ces artistes, non ?

00:11:50: Il y a des labels indépendants qui sont aussi éditeurs et qui vont parfois exiger d'avoir les éductions pour travailler un projet en disant que ça coûte cher d'investir sur la promo du marketing.

00:12:06: Les éditions sont un moyen pour certains labels indépendants de compenser leurs investissements réalisés pour le compte du droit master.

00:12:18: Pourquoi c'est pareil ?

00:12:19: Déjà parce que tous les auteurs compositeur ne sont pas interprètes !

00:12:24: Donc il y a des gens qui font de la musique, qui écrivent des paroles et qui sont juste ce qu'on appelle les beat-makers pour le rap.

00:12:33: C'est à dire qu'ils produisent du contenu sonore mais il leur faut un interprète, il leur faux un rappeur, il leurs faut un chanteur pour interpréter ça.

00:12:43: Et puis ensuite parce que ce sont des casquettes différentes c'est-à-dire qu'un auteur compositeur interprète peut avoir envie d'écrire pour d'autres personnes Peu avoir envie d'écrire pour un film, peut avoir envie de décrire pour d'autres contextes qui ne concernent pas...

00:13:02: Enfin la majorité avec la maison de disque.

00:13:04: Tout à fait.

00:13:04: et enfin pour terminer parce que les droits sont pas les mêmes c'est-à-dire qu'en fait quand vous écrivez ou composez des oeuvres vous allez avoir des droits qui sont liés au live.

00:13:16: sur chaque billet de concert il y a un petit montant qui va via la SACEM rémunérer les gens qui ont écrit et composé des œuvres qui sont chantées sur scène.

00:13:24: Vous allez avoir des droits en radio et en télé, c'est-à-dire que chaque année les chaînes de radio et de télé vont discuter avec la Sacem d'un montant pour venir compenser les oeuvres, pour venir rémunérés les oevres qui se sont diffusée sur leurs antennes.

00:13:39: Vous avez à voir des droites sur le stream, sur chaque stream !

00:13:42: Il y a un montant qui est là pour rémunérer les interprètes, il y a le montant qu'il y a pour réminérer les gens qui ont écrit des chansons.

00:13:48: Qui encore une fois ne sont pas toujours les interprens donc faut bien qu'ils vivent.

00:13:51: et puis après il ya d'autres types de droits, la diffusion de musique dans des lieux public ou privés... Et enfin il y à d'autre droit direct qui sont les droits de synchronisation.

00:14:07: C'est

00:14:07: ce que l'on rappelle c'est le fait d'avoir une musique dans un film, une publicité etc.

00:14:11: Tout à fait.

00:14:12: Voilà, et donc tous ces droits-là... Vous avez besoin de quelqu'un pour déposer correctement votre œuvre, défendre vos intérêts, aller collecter les droits et les répartir ?

00:14:28: Et ça c'est le rôle de l'éditeur !

00:14:31: Mais est ce que l'editeur il peut par exemple puisqu'il dispose des droits sur la composition ou les paroles ?

00:14:40: Est-ce qu'il peut lui

00:14:41: décider de filer certaines paroles à d'autres artistes dans d'autre pays ?

00:14:49: De lui même, c'est-à-dire sans qui est forcément une volonté de l'auteur initial.

00:14:54: Je dirais j'aimerais bien que on place une chanson mon catalogue en Indonésie parce que l'éditeur lui peut dire bah moi je la place en Indonnésie et t'as pas grand chose a dire.

00:15:02: Est ce quand même le... L'auteure reste maître de son... On attaque peut-être un peu fort tout de suite

00:15:07: ?

00:15:07: Non mais c'est intéressant.

00:15:09: Il y a ce qu'on appelle le droit moral qui est extrêmement fort notamment en France, plus fort que partout d'ailleurs.

00:15:18: et le droit morale... on est obligé de l'interroger.

00:15:23: C'est-à-dire qu'un éditeur ne peut évidemment pas décider que une partie du noeuvre, des paroles ou même un oeuvre entière soit associée avec des images, soit traduite dans telles langues.

00:15:39: donc on ne fait rien sans le consentement des auteurs compositeurs sauf en certains cas dans le cas de la cover Par exemple, ou si vous réalisez une reprise complètement fidèle d'une oeuvre.

00:15:57: Les accords n'ont pas changé la mélodie ne change pas La partition n'est pas touchée.

00:16:02: Là vous pouvez faire une cover sans demander l'accord ni de l'éditeur Ni des créateurs originaux.

00:16:09: Vous pouvez demain sortir un album de reprise de Michael Jackson.

00:16:13: si elles sont fidèles, personne ne vous en tiendra à rigueur.

00:16:15: Par contre évidemment ça générera de l'argent pour les auteurs et les compositeurs qui sont à l'origine

00:16:20: du morceau

00:16:20: que l'on revend.

00:16:21: C'est-à-dire que Michael Jackson il va avoir du mal à s'opposer mais... Les autres présentants, les ayant droites Michael Jackson ne peuvent pas s'oposer au fait qu par exemple M. Pokora décide de faire un album de reprises de Michael Jaxons.

00:16:32: Impossible de s'y opposer.

00:16:34: Par contraire sous réserve que love ne soit pas altérée, qu'elle reste fidèle, c'est à dire que ce soit une vraie cover qui n'est pas de changement d'accord, qui est pas de libre réinterprétation, de changements de parole etc.

00:16:47: Sous réserve et voilà sous réserve de ça... Et ensuite se réservent que les ayants droit soient rémunérés c'est à dire que l'œuvre elle est déclarée correctement et du coup tous les disques qu'ils vendent vont générer des droits pour les créateurs originaux de l'oeuvre.

00:17:01: C'est

00:17:01: marrant.

00:17:01: j'aurais pensé que c'était le contraire.

00:17:03: tu vois que si tu fais un truc qui est vraiment conforme copier collé presque à l'original, ben là t'es pas trop le droit.

00:17:09: Mais que par contre si tu fais des reprises à la julien d'OE et un petit peu de machin, bon là on dit bah c'est pas grave tu vois ces licences artistiques.

00:17:15: ouais ça va assez cool.

00:17:16: En tout

00:17:16: cas c'était intéressant, il faut toujours rappeler que la musique elle est dans le droit, elle est divisée globalement entre effectivement enregistrement et l'édition, la composition les paroles etc.

00:17:31: On se retrouve dans le droit d'auteur et le droit voisin et c'est vrai qu'on ne rappelle pas assez souvent que il y a le droit patrimonial c'età dire le fait qu'il y ait on puisse générer de l'argent autour des ces oeuvres

00:17:40: etc.,

00:17:41: qu'ont soit interprètes quand c'était enregistrément qu'On diffuse ou qu'en soit à l'auteure par exemple mais aussi le droit moral.

00:17:46: dans les deux cas que ce soit l'enregistrement lui-même ou la composition, on a le droit de dire par exemple telle personne est utilisée à tel meeting politique.

00:17:53: moi ça ne me convient pas.

00:17:54: Ça on a les droits et légalement... C'est pour une futurisation.

00:17:59: Je pense qu'il peut condamner des gens pour ça, je ne sais pas exactement comment ça se passe ?

00:18:02: Alors

00:18:02: j'suis pas juriste et j'avoue que j'ai un cas récemment qui est arrivé sur... Tu peux

00:18:08: nous dire concrètement ?

00:18:09: Non c'est confidentiel mais j'avais effectivement une autrice-compositrice interprète qui n'était pas contente d'entendre son œuvre dans un meeting politique et justement j'étais demandé à mon service juridique de se pencher dessus pour savoir comment on peut Est-ce qu'on peut s'y opposer, comment et sur quelle base ?

00:18:29: Et voilà donc je ne sais pas encore toutes les données techniques pour vous répondre

00:18:34: sur ça.

00:18:35: Ça peut nous amener à comprendre un peu le métier d'éditeur est ce que justement votre rôle aussi de faire une espèce de veille sur l'utilisation des oeuvres déposées chez vous enfin déposer chez vous en tout cas que vous représentez.

00:18:46: alors oui c'est pas une obligation mais ça fait partie de nos missions.

00:18:52: C'est pas une obligation parce que c'est trop compliqué de veiller sur toutes les oeuvres et de s'assurer qu'elles ne sont pas reprises ou sampleées.

00:19:05: On essaye le plus possible d'assuré une veille sur l'entièreté des œuvres qu'on contrôle, mais ça fait pas pour autant partie de nos obligations.

00:19:15: Ça veut dire que pour les gens qui reprennent ces oeuvre sans autorisation, c'était un peu la roulette quoi !

00:19:20: C'est-à-dire si le morceau pète pas, tu as quand même des chances de ne pas te faire griller et de pas avoir trop de soucis parce que ça n'arrivera pas sous leur radar.

00:19:27: Après c'est la norme, pareil pour le sampling etc... Tant que t'as pas été explodé, t'es pas généré d'argent, personne va venir t'embêter !

00:19:34: C'était quand il y a des sous en jeu, en général, que ça va commencer à questionner quoi.

00:19:37: D'accord avec sa mette-mieu ?

00:19:38: Oui bien sûr disons que si personne entend ton oeuvre, il ya peu de chance que ça clignote.

00:19:46: Mais non, mais c'est... à la fois on essaye de veiller à ce qu'il n'y ait pas des utilisations non déclarées etc.

00:19:55: Et à la foi on encourage aussi des utilisations.

00:19:58: parce que pour nous qui contrôlons les oeuvres, on a aussi tout un catalogue.

00:20:03: Les chébards noirs chapelles, c' sont les œuvres de Barbara, certaines oeufs de Braille, certains oeuvre de Gainsbourg, Brassens, Renault,

00:20:10: etc.,

00:20:11: donc tous ces artistes-là, pour ceux qui sont encore là et leurs ayant droit.

00:20:17: Souvent on vit que les oeuvres vivent à une manière de faire vivre les œuvres, c'est qu'elles soient sampleées, elles soient reprises... On s'acronisait

00:20:25: avec des séries... Tout

00:20:26: à fait

00:20:26: !

00:20:26: Donc on fait appel à vous pour ça.

00:20:27: C'est-à-dire j'ai composé quelque chose, il y a un interprète où moi d'ailleurs en tant qu'interprète, j'aie déjà fait un enregistrement sur mes ondisses ou je m'autoproduis peu importe.

00:20:37: J'ai déposé mon oeuvre à l'assassin, c'est la base quand même lorsqu'on est hauteur-compositeur.

00:20:41: Avant d'aller voir un éditeur ou quoi que ce soit je dis à l'sassam voilà j'ai créé une œuvre et je vous la dépose de façon pour récolter ensuite le fruit en gros de ce travail que lorsqu'il est diffusée etc... En deuxième étape il y a la possibilité d'allez voir un Éditeurs.

00:20:51: on verra d'ailleurs si on peut se passer d'un Éditerre ou pas.

00:20:54: mais déjà qu'est-ce qui peut apporter l'Éditeure ?

00:20:56: Et là justement on va lui dire valorise !

00:20:59: Mon Oeuvre c'était un peu l'idée

00:21:02: C'est pas exactement ça.

00:21:05: Le travail de l'éditeur, c'est d'abord de faire en sorte que cette oeuvre elle vive et qu'elle existe dans sa version première.

00:21:13: Là ce que je vous disais... Une fois que l'œuvre, elle a vécu sa vie, qu'elle est rentrée dans les foyers... Sous

00:21:21: la terre ou une interprétation.

00:21:22: Voilà !

00:21:23: Qu'elle a été diffusée en radio sur scène etc.

00:21:27: L'idée c'est d'aller lui donner une deuxième, une troisième vie après de ne pas laisser des œuvres reposées mais de continuer de les exploiter et de les dynamiser pour qu'elles aient... Donc je dirais pas qu'on vient voir un éditeur pour ça Mais par contre on attend d'un Éditeurs qui soit actif sur les œuvres qu'on lui a confiées.

00:21:50: Mais du coup, forcément la question sous-jacente quand on signe avec un éditeur c'est pour combien de

00:21:56: temps ?

00:21:57: Quand on signait avec un Éditeurs c'était pour une durée d'exclusivité en général.

00:22:04: J'avais

00:22:04: lu plus l'infinis !

00:22:06: Alors...

00:22:08: La durée

00:22:09: des exclusivités elle peut pas durer plus de cinq ans C'est-à-dire qu'en gros, on signe un contrat de préférence et ce contrat de référence il ne peut pas excéder cinq ans.

00:22:18: Donc en gros tout ce que vous allez créer pendant les cinq prochaines années va être édité pleinement ou coédité par l'éditeur avec lequel vous contractualisez.

00:22:29: Et donc tous les cinq ans faut...

00:22:32: Alors après les oeuvres que vous avez créées pendant le cadre de cette exclusivité, ces oeuvre-là l'éditeur suivant le contrat.

00:22:41: Mais en tout cas si c'est une édition pleine, les droits durent pendant soixante-dix ans après battement.

00:22:47: C'était ça qui me semblait... Soixante dix ans post mortem !

00:22:51: Tout à fait.

00:22:52: En fait déjà il faut s'enfinir

00:22:53: quoi quelque part.

00:22:55: Pour comprendre un peu ce truc de contrat

00:22:56: etc.,

00:22:56: peut être qu'on peut déjà... Est-ce que lorsqu'on va avoir un éditeur ?

00:23:00: on va lui demander de défendre tout son catalogue où ça peut être juste un morceau, une composition précise.

00:23:05: On se met d'accord là-dessus il y a différentes possibilités ?

00:23:07: –

00:23:08: On peut tout faire !

00:23:09: On peut donner une œuvre à un éditeur, on peut donner un album à un Éditeurs, on peux limiter le contrat à ce qu'on va interpréter soi même, on peu limiter à ce que l'on ne va pas interpréter et ce qu''on va faire uniquement pour les autres... Et voilà dans la plupart des cas Quand on est là au début, en tout cas... On va signer un contrat pour tout ce qui va être créé pendant soit un nombre d'années.

00:23:39: Soit un nombre de projets.

00:23:44: Ce qu'il y a intéressant c'est que la relation est contractualisée sur X années.

00:23:51: mais après les droits sur les œuvres qui sont donc soixante-dix ans après l'amor de l'artiste pour qu'une une chanson, un titre passe dans le domaine public c'est quoi ?

00:24:03: C'est

00:24:04: ça.

00:24:04: Voilà tout à fait.

00:24:05: alors oui après...

00:24:08: On rappelle peut-être juste tomber dans le domaines public.

00:24:11: et pourquoi vous?

00:24:12: enfin tu peux nous rappeler ça?

00:24:13: Ouais

00:24:14: une fois que c'était dans le Domain Public ça veut dire que n'importe qui peut prendre en tout cas cette oeuvre et on faire quelque chose sans

00:24:25: prier de droit

00:24:27: sans payer de droit et sans interroger le droit moral.

00:24:31: Par contre, vous allez... Si vous faites un arrangement sur une oeuvre du domaine public ça va être soumis à une commission à la SASM qui va l'étudier, qui va valider qu'il y a bien d'un apport créatif de votre part.

00:24:42: Et ensuite, une grosse partie des droits de cette nouvelle version va vous revenir à vous comme si vous l'aviez créé-vous.

00:24:48: Et une petite partie va aller financer le domaine publique.

00:24:53: Voilà en gros donc c'est Ce n'est pas seulement les droits d'édition qui vont porter sur cette durée, c'est qu'une fois que cette duré est passée, n'importe qui peut prendre votre œuvre et en faire quelque chose.

00:25:08: Et s'approprier la rémunération.

00:25:11: C'est la première chose.

00:25:11: La deuxième chose, pendant toute cette durées de protection des droits, qui est certes très longue, vous gardez votre droit d'auteur.

00:25:22: Ça ne concerne que l'appare éditoriale qui a fait rentre à vos droits d'auteurs, les droits de l'auteur on n'y touche pas.

00:25:29: Aujourd'hui les droites d'auteurs y représentent sur une oeuvre à peu près soixante pour cent des droits.

00:25:35: c'est-à-dire que d'office si vous cédez cent pour cent de vos éditions vous garderez soixant de pourcent des droites pour vous et vous en céderait quarante.

00:25:42: pourquoi ?

00:25:43: C'est approximatif ce que je vous dis parce qu'à la SASSM il ya des droite d'exécution publique Droit de reproduction mécanique, c'est un peu technique là.

00:25:55: Mais en gros il y a une partie des droits sur lesquels est un cinquante-cinquante entre le droit d'auteur et la part auteure et la paralytoriale et d'autres droits pour l'auteur compositeur et un tiers pour l''éditeur.

00:26:08: Donc en moyenne quand on calcule sur la plupart des oeuvres contemporaines qu'on édite C'est à peu près un soixante quarante entre l'Auteur Compositeur et l'éditeurs.

00:26:17: mais aujourd'hui on fait beaucoup de contrats de cohédition.

00:26:22: Ça veut dire que l'artiste il arrive, il va avoir velléité à créer sa société et du coup a partagé le droit éditorial.

00:26:32: donc nous on vient co-editer l'oeuvre, on va assurer tout le travail administratif toute la protection juridique.

00:26:38: quelque part il est co-éditeur passif ok ?

00:26:42: Et du coup il va s'adosser à une structure qui va prendre le risque financier, lui verser des avances, l'aider à créer cette structure.

00:26:50: Assurer les dépôts, assurer la protection juridique, assurent les exploitations etc... Et quelque part passivement il va devenir partiellement éditeur de l'œuvre.

00:27:01: Du coup si vous êtes sur une coédition à cinquante-cinquante c'est plus en soixante quarante cinq quatre vingt vingt.

00:27:07: donc certes vous avez des droits qui dure longtemps Mais de toute façon, vous avez besoin de continuer d'écolecter ces droits.

00:27:13: Il faut aller les chercher dans le monde entier, il faut quelqu'un pour traiter des demandes de synchro à aller chercher des exploitations, travailler pour qu'elles soient reprises, ses œuvres etc... Contre une partie des droits que vous cédez à la vie.

00:27:28: mais vous en gardez une grande partie et de toutes façons cette partie elle est toujours majoritaire avant que ça tombe dans le domaine public.

00:27:35: C'est quoi l'intérêt pour un éditeur ?

00:27:37: de se mettre en coédition avec un artiste qui du coup va être éditeur passifiat.

00:27:41: Il prendra plus d'argent au dépendant de l'éditeur, en théorie ?

00:27:44: Oui bien sûr mais c'est une question de négociation et c'était de moments où on se positionne, et puis c'est vrai qu'aujourd'hui on a plus en plus à faire des artistes qui sont aussi des entrepreneurs.

00:27:59: Et les intérêts chacun c'était le défendre.

00:28:01: ces intérés, l'artiste va dire non moi je veux garder une part etc...

00:28:03: Exactement !

00:28:04: C'est une négociation.

00:28:06: mais voilà tout dépend en fait l'état d'esprit dans lequel l'Artiste est son entourage sa volonté de se structurer ou pas etc ...

00:28:18: Pour résumer un tout petit peu nos discussions, parce qu'on est rentrés déjà dans des trucs assez profonds dès le début.

00:28:22: Par exemple sur l'idée effectivement que ça tombe dans le domaine public etc... Rappelons bien qu' on parle d'œuvres !

00:28:28: Là on parle de l'édition.

00:28:29: donc c'est les œuvres.

00:28:30: C'est-à-dire que ce n'est pas un morceau par exemple qui a été enregistré, que je peux ensuite diffuser comme je veux etc... C'était l'oeuvre en elle même que je peut reprendre à ma manière et ça gratuitement.

00:28:39: C'est déjà un petit point pour rappeler.

00:28:45: L'enregistrement, par exemple qu'on sample en général c'est pas la création.

00:28:49: Quand les mecs dans le hip-hop justement à force de se faire tabasser par le sample ils ont dit bon on va prendre que du classique.

00:28:56: Le piano violon là...

00:28:59: Il faut qu'il rejoue l'avant il ne peut pas prendre une interprétation d'un enregistrement déjà fait.

00:29:03: Parce

00:29:04: que l'enjustement ça serait des droits de leur caisse.

00:29:07: Exactement

00:29:07: !

00:29:08: Toujours rappeler ça c'est hyper important pour bien comprendre.

00:29:11: Moi j'emploie le terme sample, nous on s'occupe de ce qu'on appelle des samples éditoriaux.

00:29:17: Un sample éditoirial c'et quoi ?

00:29:19: C'est une petite partie d'une œuvre, une mélodie qui va être rejouée ou rechanter.

00:29:26: Et pour nous, c'est quand même une partie de notre œuvre.

00:29:29: C'est-à-dire que c'était une partie l'œuvre de l'auteur-compositeur et donc une partie d'œuvres qu'on édite.

00:29:34: Donc il

00:29:35: y a des droits là dessus aussi

00:29:36: ?

00:29:36: Voilà !

00:29:36: Mais

00:29:36: quand cet emménant du domaine public non effectivement...

00:29:38: Il y avait des histoires comme ça avec, je sais pas, une Shakira qui à un moment donné freudonne un air.

00:29:42: Je ne sais pas moi, ce n'est la patrouille et du coup...

00:29:45: Ah bah là oui !

00:29:45: Effectivement elle doit de l''argent !

00:29:46: C'EST LA BASE !

00:29:47: Donc ça c'etait les éditieurs qui

00:29:49: vont négocier les conditions, enfin on va dire la place que va prendre le sample qui est freudonné dans...

00:29:56: Le sample éditorial.

00:29:58: Voilà, le sample éditorial c'est vrai qu'il y a beaucoup de droits et...

00:30:04: Et ensuite pour pareil reprendre parce qu'on a évoqué l'assassin par exemple, on ne comprend pas forcément l'interaction qu' il peut y avoir entre un éditeur et l'Assassin.

00:30:11: On prend un peu les bases.

00:30:12: C'est-à-dire qu'un artiste demain se lance dans une carrière.

00:30:15: On disait l'un des premiers réflexes normalement lorsque tu as composé ou d'écrire les paroles etc, c'est d'aller déposer cette oeuvre à la SACM pour prouver que tu en es en gros l'auteur quoi.

00:30:24: Pour faire simple.

00:30:25: Ensuite si je dis pas de bêtises tu me corriges Mathieu c'était toi l'expert !

00:30:29: La SACEM son but en tant qu'organismes de gestion collective est justement d'assurer à l'artiste que lorsque son œuvre est diffusée et utilisé etc... de l'argent va lui revenir.

00:30:40: On est d'accord là-dessus ?

00:30:41: Et donc elle collecte auprès des radios, machins etc.

00:30:44: pour ensuite reverser aux gens qui ont adhéré à la SASM entre guillemets qui ont déposé des offres chez la SASSM en échange d'ailleurs d'un petit billet.

00:30:51: lorsque tu t'inscrives à la sassam il faut quand même payer je crois.

00:30:53: C'est une cotisation exactement.

00:30:55: Pour être sociétaire c'est ça le principe ?

00:30:57: Ouais c'était une cotisation pour être sociétaires.

00:30:59: et ce n'est pas la seule rémunération de la SACM, c''est qu'une cotisation quand tu te inscris.

00:31:04: et ensuite une commission.

00:31:07: sur les droits colliqués qui varient suivant le type de droit, on est passé à un taux très compétitif sur le digital qui est de sept pour cent.

00:31:15: La

00:31:15: sasem prend sept pour cents à chaque fois.

00:31:16: Elle prend sept porcent pour ses frais-de-fonctionnement... Voilà, c'est locaux...

00:31:22: Soyez temps passant d'ailleurs.

00:31:23: C'était un organisme qui à ma connaissance ne dépend pas par exemple de subventions publiques

00:31:26: etc.,

00:31:26: qu'il est complètement autonome dans son financement et qui est complètement à l'équilibre d'ailleur.

00:31:31: Tout à fait !

00:31:32: Mais pour revenir sur la SACEM il faut revenir.

00:31:38: si on revient à la création ça va être les cent soixante-quinze ans de la Sacem.

00:31:42: comment elle a été créée ?

00:31:44: Les gens qui avaient écrit des paroles et une composition pour un artiste.

00:31:51: Et cet artiste se produisait dans un bar, ils sont allés prendre un verre dans ce bar et il s'est rendu compte que le bar était plein parce qu'il y avait des chansons qui étaient chantées.

00:32:00: Ils se sont dit ça serait juste que sur chaque verre qui est vendue il y a tout petit pourcentage qui viennent rémunérer les gens qui ont créé les oeuvres grâce auxquels c'est la bonne ambiance dans cet endroit.

00:32:12: Donc ils se sont mis ensemble en se disant, on va créer un collectif pour défendre nos droits et commencer à être payés de nous qui créons des chansons grâce auxquels il se passe des choses.

00:32:27: C'est ça l'origine.

00:32:27: c'est un rassemblement d'auteurs et compositeurs et le E de Sassem est éditeur donc les éditesurs sont membres aussi de la Sasseme.

00:32:36: Et voilà tout s'ensemble.

00:32:38: en fait On va collecter les droits chénériels.

00:32:42: Alors justement on peut dire Je comprends que la SACEM s'occupe de collecter les droits.

00:32:46: Pourquoi j'aurais besoin d'un éditeur pour m'aider aussi à collecter ses droits alors qu'elle travaille déjà ?

00:32:50: Même si on a bien compris l'éditeur fait d'autres choses aussi, mais spécifiquement sur la collecte des droits !

00:32:54: Pourquoi un éditer est pertinent s'il y a déjà la Sacem ?

00:32:58: Déjà en fait c'est très technique de faire remonter des droites.

00:33:03: C'est-à-dire que si vous comparez avec la distribution vous avez une oeuvre, si vous n'êtes pas distribué, vous allez chez un agrégateur pour mettre votre...

00:33:16: type d'histoquie de la musique.

00:33:17: Voilà !

00:33:18: Votre création à dispose du public c'est assez simple au final.

00:33:22: C'est-à-dire que Spotify ou Deezer ou Apple Music mettent à dispos votre musique.

00:33:28: ensuite il y a un tarif aux clics en fonction du territoire etc.

00:33:32: et tout ça ça remonte assez facilement puisque trois, quatre, cinq sociétés qui distribuent des masters chaque titre à un code et du coup les droits remontent assez facilement.

00:33:45: En édition...

00:33:45: Pour le physique c'est facile aussi.

00:33:47: chez un disquer il y a tant d'unités qu'on n'a vendues machin etc.

00:33:50: on comprend à peu près.

00:33:51: C'est

00:33:51: assez simple en éditions c' est extrêmement complexe.

00:33:55: quand je dis dans l'édition c' sont en droit d'auteur en droit de hauteur c est extrêmement complexes.

00:33:58: pourquoi ?

00:33:59: parce que ce sont des centaines de codes différents pour les diffusions télé, quel tel film publicitaire va avoir telle code ?

00:34:10: Il y a un énorme travail de référencement et ce travail se décupe quand votre œuvre se diffuse à l'étranger.

00:34:19: C'est-à-dire qu'à l' étranger il y a une sasème en Allemagne qui est la Géma Et puis, il y en a une autre dans chaque territoire à travers le monde.

00:34:29: et tout ça, ça entraîne des ramifications qui sont très compliquées.

00:34:34: Les droits sur le live par exemple, ça se fait sur la base de déclarations c'est-à-dire que vous allez faire un concert dans un festival en Angleterre.

00:34:41: Vous allez remplir d'un formulaire, en déclarant quelles oeuvres vous avez chanté ce soir-là pour combien de minutes etc... C'est ce

00:34:49: qui est équivalent pour un DJ par exemple qui normalement légalement doit à la fin de la soirée repartir avec une fiche où il a dit j'ai diffusé telle morceau !

00:34:56: Mais

00:34:56: donc ça après c'est pas avant

00:34:58: Non, pas avant-où.

00:34:59: Bien sûr c'est de dire que j'ai effectivement diffusé ou joué

00:35:02: etc.,

00:35:03: ces choses.

00:35:04: Exactement.

00:35:05: mais donc nous quand on dépose une oeuvre tu disais le premier réflexe des auteurs-compositeurs c'était d'aller déposer leur oeuvres à la SACM.

00:35:12: si ils vont voir rapidement un éditeur ils vont s'appuyer sur leurs éditesurs pour les faire pour eux.

00:35:16: Est ce

00:35:17: qu'on peut bien déposer ou mal déposer une ooeuvre ?

00:35:19: C'est possible ?

00:35:21: En tout cas non !

00:35:22: Ce n'est pas pour ça.

00:35:23: mais déjà on peut mal être défendue dans l'oeuvre.

00:35:26: C'est-à-dire que la première chose qu'il va faire à l'éditeur, c'est de faire en sorte que votre rapport créatif soit correctement valorisé.

00:35:34: On va questionner l'artiste en disant « Ok t'as fait quoi dans le studio ?

00:35:37: ».

00:35:37: Qui a trouvé cette mélodie là et etc...

00:35:40: On revient à nos débats pardon

00:35:42: !

00:35:42: Et donc la première choses, c est de défendre les droits de l'auteur compositeur, en tout cas dans la valorisation de son apport créatif.

00:35:52: Mais

00:35:52: au moment de la création, c'est ça qui est... Juste

00:35:54: après la créations parce que parfois on va être dans le studio mais souvent on reçoit l'œuvre le lendemain matin puisque les sessions studios ont parfois lieu tard le soir et on n'est pas toujours présent jusqu'au bout.

00:36:08: Lendemain maintenant on va recevoir l'oeuvre puis ensuite on va aider.

00:36:14: l'auteur-compositeur a valorisé son travail et son apport créatif.

00:36:20: Je

00:36:20: t'interrompre d'ailleurs juste pour rappeler parce qu'on a Citéaine, Nakamura, Zagazan etc.

00:36:24: mais ce qu'il faut rappeler c'est que l'éditeur peut défendre des hauteurs compositeurs qui sont très réputés mais en fait c'es souvent comme les interprètes qui sont mis dans la lumière.

00:36:32: donc en réalité vous allez travailler avec beaucoup d'auteurs compositeurs qui eux en fait sont globalement des gens de studio etc.

00:36:37: qu on ne connaît pas Pour qui il est certainement un peu plus difficile de défendre son travail que quand t'es un interprète très, très visible j'imagine ?

00:36:45: Tout à fait.

00:36:46: C'est disons que les auteurs-compositeurs qui ne sont pas interprètes, qui n'sont pas artiste souvent ils ont un seul partenaire et c'est leur éditeur.

00:36:56: Donc quand on est artiste, je vous ai décrit avant les différents partenaires qui avaient autour de l'artiste.

00:37:02: Souvent le seul partenaire du compositeur ou de l´auteur qui n´est pas lui-même artiste c´est l´éditeur.

00:37:09: donc voilà c´et l´editeure qui va lui proposer des opportunités de composer.

00:37:16: déjà tel artiste cherche des chansons.

00:37:21: Partie mise en relation.

00:37:23: Je te prends un exemple concret, vous travaillez avec quelqu'un qu'on a reçu qui s'appelle Max Baby.

00:37:26: Ouais ?

00:37:27: Max Baby c'est l'un des co-compositeurs du morceau Mélodrama de Dixies et Theodoras.

00:37:31: Qui est peut être le succès de l'année.

00:37:37: Est ce que vous avez été impliqué là dedans par exemple?

00:37:40: Alors sur Mélodarama on travaille avec Dixie aussi.

00:37:45: Donc on est éditeur de D-SIZ qui nous a amené une composition déjà avancée.

00:37:54: Et en fait, il organise un séminaire dans le Sud et on lui a soumis le profil de Max Baby.

00:38:01: donc on a envoyé Max Baby dans le sud travailler avec D-SIS.

00:38:07: Ils se sont penchés sur des nouvelles compositions ils sont partis de zéro sur les nouvelles choses en studio et ils ont repris cette chanson sur laquelle d'ici ils n'étaient pas entièrement satisfaits, il avait l'impression qu'ils manquaient encore des choses.

00:38:22: Et du coup c'est Max qui a trouvé notamment le petit hook qui répond à la voix sur le refrain un petit hook de synthé très important et qui a contribué à façonner un peu le son en tout cas l'emmener plus loin puisque la composition était déjà bien avancée.

00:38:39: Mais par exemple, sur ce cas précis... C'est nous qui avons fait la mise en relation.

00:38:46: Il n'y a pas

00:38:46: de problème parce que c'est cent pour cent vos artistes !

00:38:49: Oui mais on va le faire, il se trouve là dix-six était chez nous et qu'on va être au courant d'autres artistes qui font des albums qui ne sont pas signés chez nous parce que des maisons de disques nous disent que tel artiste va entrer en studio à tel moment etc.

00:39:02: Et donc évidemment notre travail ne se limite pas à pousser les artistes qu'on représente uniquement sur les artiste qui sont aussi signé chez nous.

00:39:17: Mais si on revient un petit peu en arrière, donc on va participer au... En tout cas la valorisation des clés de répartition du compositeur ou de l'artiste qu'il représente.

00:39:32: On va lui donner les moyens de créer On va lui verser des avances qui vont...

00:39:37: Donc comme le producteur, comme la maison de disques Le Label on fonctionne aussi avec un système d'avance.

00:39:41: C'est-à-dire qu'on pense que tu vas générer de l'argent avec nous machin etc.

00:39:45: c'est pas de l argent qu'ont te prêtes entre guillemets.

00:39:48: ensuite tu me rappelles du principe de l''avance pardon.

00:39:50: Je

00:39:50: vous ai expliqué les clés de répartition environ soixante quarante entre un auteur compositeur et un éditeur.

00:39:57: si l'éditeur les dit pleinement vous allez verser des avances que vous allez recouper sur soixante pour cent des droits.

00:40:02: C'est-à-dire qu'on va signé une cequ'on appelle une session de créance qui fait que la SASSM va nous verser à nous les droits jusqu'à recoupement, de ce qu on a versés.

00:40:13: –

00:40:14: C'était pas lui qui le touche mais en fait comme vous l'avez déjà avancée l'argent d'un coup pour qu'il puisse se développer ou je ne sais quoi etc... Pas attendre à chaque fois etc… –

00:40:21: Ça veut dire qu'en tant qu artiste, interprète, je peux avoir déjà une avance par La Maison de disques pour m'aider à produire ma musique ?

00:40:28: Et une avance par mon éditeur ?

00:40:30: Tout à fait.

00:40:31: Pour

00:40:31: m'aider à produire ma musique ?

00:40:32: Tout

00:40:32: a fait, et souvent dans beaucoup de cas chez nous en tout cas l'avance de l'éditeur c'est le premier argent que reçoit l'artiste C'est-à-dire qu'en fait c' est un moyen pour l artiste De ne pas avoir à aller servir des verres dans un bar le soir et pouvoir se concentrer sur sa création.

00:40:58: Première chose, permettre à l'artiste d'avoir un contexte favorable pour créer.

00:41:03: Deuxième chose, l'aider techniquement a mieux créer.

00:41:07: Donc on va payer du matériel On a des studios dans les locaux qu'on met à disposition On va payer des séances de studio etc.

00:41:17: pour que L'artist il ait les moyens techniques de créer.

00:41:22: C'est presque du management en

00:41:24: fait.

00:41:24: Et surtout dans la mort, c'est lié au master aussi et le fait d'enregistrer un studio etc... Donc les rôles sont flûts aussi parfois ?

00:41:31: Oui

00:41:31: parce qu'aujourd'hui la production fait partie de la composition.

00:41:37: La production fait parti de la composition ouais.

00:41:39: Ça veut dire que aujourd'hui on n'est plus dans une époque où l'éditeur faisait Moi, quand j'ai commencé on travaillait sur des guitares voies ou des pianovoies.

00:41:49: C'est-à-dire qu'on avait des gens qui nous donnaient des pianos voies et des guitares voies.

00:41:53: On les challengeait sur le tech, sur les accords etc... Et ensuite, on prenait ces maquettes « Pianovoie » ou « Guitare Voix », qu'ont essayé de placer chez des artistes interprètes….

00:42:03: Et ensuite c'était une maison de disque qui produisait l'artiste interprète, qui allait financer un très cher studio avec un grand enregistrement.

00:42:11: Aujourd'hui dans votre chambre vous produisez des titres qui sont capables d'aller à la radio.

00:42:20: C'est-à-dire

00:42:20: qu'on se sépare beaucoup moins le moment de la composition et de la production qui sont liés, effectivement on le voit avec les moyens techniques d'aujourd'hui le numérique où en fait on préproduit, on prémix en général en composant

00:42:29: Exactement, exactement.

00:42:30: Et je dirais même que l'identité sonore d'un titre fait partie de la composition c'est-à-dire fait partie du son ADN.

00:42:39: Moi je suis frappé sur les festivals par exemple au bout de cinq secondes de son les gens, le public reconnaît immédiatement pourquoi parce qu'il y a une signature sonore.

00:42:50: C'est pas la note en elle-même c'est comment aller travailler ?

00:42:52: C'était les

00:42:53: deux en tout cas.

00:42:55: Donc voilà donc en gros on va ensuite payer du matériel pour faire en sorte que l'artiste puisse vraiment s'enregistrer et ne pas forcément faire son album définitif mais au moins s'engistrer dans de bonnes conditions avoir vraiment une qualité sonore qui soit parfaite et surtout dans le cas où ce qu'il fait dans sa chambre à la bonne intention et que l'on souhaite le garder, techniquement ça doit être suffisamment pro pour qu'on puisse le garder.

00:43:26: Donc ça c'est la deuxième chose.

00:43:30: Mais vous faites du conseil de la déage.

00:43:34: alors vous dites à l'artist ouais tu devrais plutôt faire comme ça parce que là je suis en train de me dire mais alors a quoi sert le manager ?

00:43:39: Alors, elle serait plus le producteur d'ailleurs qui accompagnerait en studio pour lui dire « Fais ça, fais comme ça », peut-être que tu peux….

00:43:46: Tu vois ?

00:43:46: Le directeur artistique en maison de disques.

00:43:48: À partir

00:43:48: du moment où l'éditeur t'achète du matos et il croit en toi je pense qu'il a réussi un droit de regard sur

00:43:52: ce moment-là.

00:43:53: Mathieu va nous dire, effectivement.

00:43:54: Ouais moi je dirai pas du tout un droit of regard.

00:43:57: Je pense que c'est pas… Non mais du conseil… C'est à peu près.

00:44:00: Et c'était plutôt... En fait on est une ressource pour l'artiste Et c'est une confiance qui va arriver petit à petit, qu'on va gagner.

00:44:12: C'est toujours l'artiste qui décide.

00:44:14: jamais on va être en conflit ou en tout cas on va lui imposer quelque chose.

00:44:20: mais par contre il va venir chercher chez nous une expertise un retour.

00:44:25: En fait quand vous passez une nuit en studio entière à la fin de la nuit vous savez plus.

00:44:32: Et donc

00:44:33: il y a besoin de quelqu'un le matin qui a les oreilles fraîches, qui n'a pas passé des heures à entendre le même kick en boucle.

00:44:41: Qui va pouvoir vous donner un avis et... Et vous challengez aussi, on fait beaucoup ça.

00:44:50: On challenge les gens en tout cas les artistes pour qu'ils réécrivent des parties, ils aillent plus loin...

00:44:57: Donc il y a quand même un petit d'accord.

00:44:59: T'appelles ça de Challenge mais bon globalement c'est...

00:45:03: Vous conseillez et vous challengeZ vraiment dans le sens de la composition ou de la production ?

00:45:08: Alors j'ai bien compris que ca s'intrigueait.

00:45:10: C'est à dire qu'à l'ère du sound design on sait que la composition va se démarquer aussi par la manière où on travaille les sons.

00:45:15: en réalité mais je le prends autrement plutôt, j'ai vous posé une question.

00:45:19: Est-ce que l'éditeur il reste aussi pertinent qu'avant pour travailler une composition quand on sait que la valeur de la composition c'est comme elle va être produite ?

00:45:27: Ce que je veux dire par là est que ça peut être une suite d'accord qu'on a vu trois milliards fois.

00:45:30: et en fait quand vous allez essayer de vendre la composition où c'était juste une suite qui n'a eu trois milliards de fois, c'es un peu plus difficile.

00:45:35: alors qu'en fait la qualité du truc ce n'est pas tant la suite d'd'accord, c''e comment elle a été produite.

00:45:39: cette suite d't'accord... La texture !

00:45:40: La texture, les choses importants, elles sont importantes !

00:45:42: Est-que ça veut dire C'est plus difficile à défendre en tant qu'éditeur?

00:45:46: cette nouvelle façon de travailler, la domination du sound design avec des compositions peut-être moins... Tu vois développer sur dix minutes que tu vois que dans le rock alternatif d'une époque ou je ne sais pas.

00:45:57: Rock

00:45:57: prog, on a trop de sept minutes

00:46:01: et... La production fait partie de la composition.

00:46:06: c'est-à-dire moi j'ai joué à peu de chansons qui m'arrivent dans une version initiale qui ne soit pas proche de sa version finale.

00:46:14: Ça

00:46:15: ne change

00:46:15: pas tout, ça change beaucoup.

00:46:18: et effectivement pour ce qui est des retours nos retours vont être plus sur la composition et l'écriture que sur la production, c'est-à-dire souvent moi je vais te dire le... Je sais qu'après bien produire une chanson ce n'est pas si difficile que ça.

00:46:35: si la chanson est bien

00:46:36: Si c'était les bonnes personnes de toute façon...

00:46:38: Ouais, en fait avec des moyens et du temps on arrive toujours à parfaire une production.

00:46:43: En revanche, améliorer un texte ou être sûr d'avoir le bon refrain, et est-ce que ce refrain là c'est de bon refrain ?

00:46:56: C'est pas la production qui permet ça.

00:46:58: Donc on va plutôt challenger l'écriture et la composition en se disant qu'après la production ça peut se parfaire.

00:47:06: mais en réalité dès le début... L'identité sonore, elle est déjà là parce que dans le studio même si c'est pour faire une maquette quelque part les sons vont avoir une importance et on n'a plus de compositeur qui ne font pas gaffe au son.

00:47:19: C'est-à-dire qu'ils vont dès le début se dire «on va chercher le bon son », «on vas chercher le bonsons drum», «on vais chercher le bondsons de clavier» etc... Et ensuite on améliorera ça mais l'identity sonore restera quand même en grande partie.

00:47:34: Tu fais de la musique toi-même, Mathieu ?

00:47:36: J'ai fait de la music à longtemps mais très vite j'ai compris que ma place c'était plutôt de laisser les autres l'affaire et d'être derrière caché.

00:47:47: Cette question parce qu'elle n'est pas valable seulement pour l'éditeur hein... que toi, coach questionne.

00:47:52: Mais cette manière générale les gens qui entourent les musiciens et qui par an peuvent donner des conseils sur la composition est-ce qu'est ce que justement en faisant un métier comme celui là on apprend aussi d'une certaine manière comment on compose ?

00:48:00: Qu'est-ce qui marche etc.

00:48:01: sans être musicien soi même.

00:48:02: mais en tout cas on développe un œil tu penses une oreille plutôt même

00:48:05: ?

00:48:05: Ouais bah alors il y a des directeurs artistiques qui ont été musiciaux Il ya des directeur artistique qui l'ont pas été du tout il ya des très bons déas.

00:48:13: Tu pense

00:48:13: que c'est un atout quand même d'être musicien

00:48:14: ?

00:48:15: Pas forcément.

00:48:16: je pense qu'il faut être sensible.

00:48:18: Il faut être sensible et il faut un tout petit peu de connaissance technique pour avoir la capacité à verbaliser ce qu'on ressent.

00:48:26: C'est-à-dire qu'il faut être capable de ne pas être trop abstrait dans la manière dont on verbalise ce que l'on ressemble, souvent quand j'ai des directeurs artistiques ou des directrices artistiques qui... qui n'ont pas forcément les notions techniques.

00:48:45: Je les incite à... je les envoie en formation, passer une après-midi avec un beatmaker par exemple pour apprendre ce que c'est qu'un dillet, enfin ce que ça fait qu'il y a un effet.

00:48:55: et voilà comment ça marche.

00:48:57: les pistes quand on découpe une drum, une ligne de bass etc...

00:49:01: C'est des prérequis pour faire vos métiers ?

00:49:03: Ouais !

00:49:04: En tout cas, ce ne sont pas des prêts requis pour entendre les choses Mais c'est des prêts requis pour les exprimer.

00:49:11: Pour exprimé ce qu'on... Ce qui nous manque ou quoi que ce soit.

00:49:14: et voilà donc je pense que c'était pas forcément nécessaire d'avoir été musiciaux, pour faire un bon directeur artistique ou une bonne directrice artistique que ce soient en édition ou en production d'ailleurs.

00:49:28: Du coup il peut y avoir des moments où la partie d'EA de l'éditeur est en conflit avec la partie EA de la prod ?

00:49:36: Alors aujourd'hui, on a quand même beaucoup d'artistes qui vont choisir des voix de distribution.

00:49:44: Donc dans ce cas-là je dirais même que quand vous signez avec un distributeur il n'y a pas forcément de ressources artistiques au sein de ce distributeur et donc vous allez vous appuyer sur l'éditeur beaucoup plus y compris pour les questions de production sur l'éditeur ou sur votre équipe indée, souvent quand l'artiste il est autoproduit et que...

00:50:09: On distribe vraiment, il n'y a aucun droit de regard.

00:50:11: C'est genre on file un CD... Voilà

00:50:16: c'est qu'il y a des contrats de distribution qui sont en réalité beaucoup plus que le contrat de distribution.

00:50:25: mais la maison Dix n'a pas pu négocier mieux qu'un taux de distribution.

00:50:28: donc elle va faire beaucoup plus qu'elle travaille d'un distributeur mais ça ne sera pas forcément valorisé dans... Ça

00:50:35: c'était quand tu peses à mon avis en tant quartier est-ce que tu es capable?

00:50:37: Ça c'est sûr,

00:50:40: mais sinon en tout cas pour ce qui me concerne ça s'est toujours bien passé avec les labels même quand l'artiste a signé en contrat d'artistes après ou en licence.

00:50:51: En fait ça se fait en bas de l'intelligence.

00:50:52: il y à un autre directeur artistique ou une autre directrice artistique qui arrive et en réalité on encadre l'Artiste ensemble.

00:51:00: voilà contre nous.

00:51:00: on est été là avant.

00:51:01: il ya un lien qui secret qu'est fort sur lequel le Directeur Artistique en Label qui arrive après il a besoin de s'appuyer.

00:51:09: Et donc ça se fait en bas d'intelligence.

00:51:12: Il n'y

00:51:12: a eu aucun cas où une fois que l'artiste il a bossé avec l'éditeur pour créer sa patte, son identité

00:51:18: etc.,

00:51:19: il démarche des maisons de disques et la maison de disque le signe et elle lui dit bon par contre ton éditeur était gentil on est les nôtres.

00:51:30: Ça a dû arriver par le passé.

00:51:34: Moi, je n'ai pas connu ça.

00:51:36: Tu veux

00:51:36: bien nous raconter pour qu'on crée pour les gens sur ce sujet ?

00:51:39: Parce que vraiment tu as été l'un des premiers partenaires d'Angèle, on disait tout à l'heure qui aujourd'hui est devenu une star immense et qui sort bientôt un nouvel album.

00:51:49: Comment s'est passé la jeunesse?

00:51:50: justement parce-que chez qui a eu un accompagnement important ?

00:51:52: Et peut être.

00:51:52: cela peut rendre concret la discussion ?

00:51:54: Oui, en fait Angèle avait la volonté d'être indépendante.

00:52:00: D'avoir sa propre... Avant même

00:52:02: d' être connu, elle a vraiment...

00:52:04: Elle a grandi avec un papa artiste aussi qui lui a expliqué les choses et du coup En tout cas, elle avait l'envie d'être indépendant et d'avoir son timing.

00:52:23: De ne pas être pressé de sortir les choses etc... Vous

00:52:26: rencontrez en quelle année ?

00:52:28: On

00:52:28: se rencontre en ... Par chance, je tombe sur la captation vidéo d'un concert qu'elle a fait pour Les Un Rock et qui était dispo en ligne quelques semaines après le concert.

00:52:41: J'entends une bonne chanson ou deux bonnes chansons ?

00:52:43: Trois bonne chanson ?

00:52:43: Vraiment j'accroche sur les titres que j'entend.

00:52:46: Je vais l'avoir sur scène à Liège dans une soirée d'étudiants où il y a vraiment quatre très tôt, trois planches avec son clavier en train de chanter.

00:52:59: Dans une soirées où les gens sont plus là pour boire des coups que pour écouter un artiste qui chante.

00:53:05: et moi je suis frappé par la qualité des chansons, sa voix, son charisme... Et voilà !

00:53:11: Et donc on se rencontre et je lui propose de signer un contrat d'édition, et de prendre le temps de construire son répertoire, son équipe avant de signé son contrat de la belle.

00:53:29: C'est

00:53:29: à dire que là vraiment t'arrives dans le truc ?

00:53:31: Salut !

00:53:32: Je suis Mathieu Tessier.

00:53:33: j'aime bien ce que tu fais, bossement ensemble.

00:53:36: Oui, il y a eu des prises de

00:53:37: contact en amont.

00:53:39: On se voit cinq minutes après le concert et ensuite on refait des rendez-vous avec son management sans elle puis avec son Management TL.

00:53:49: Elle avait

00:53:52: un management mais pas tourneur, pas de maison.

00:53:54: Elle avais un producteur de spectacle

00:53:56: très tôt

00:53:57: avec Oguri qui d'ailleurs lui a permis de faire les premières parties de Damso et c'est ce qu'il y a beaucoup aidé à ça En tout cas, ce qui s'est passé ensuite.

00:54:07: Mais voilà !

00:54:08: Elle a un producteur de spectacle, deux managers et en plus ils sont belgiques donc ils n'ont pas forcément le réseau en France même si l'un des deux avait avec l'expérience au management.

00:54:20: mais ils ont besoin d'une expertise en France.

00:54:24: Et on se voit jusqu'à un rendez-vous à Bruxelles où là on rentre dans le vif du sujet.

00:54:33: Je leur ai écrit une stratégie, en tout cas je leur propose un calendrier de sortie.

00:54:41: Plusieurs années sur les prochains mois ?

00:54:42: Sur

00:54:43: plusieurs mois avec une sortie de titre progressive etc... Et j'propose un contrat qui lui permet de prendre le temps d'écrire et de composer d'avoir les moyens de payer ses premières séances photos, même ces premiers clips puisque on a produit ses premiers clips et d'être en studio et de lui faire un retour sur ses chansons etc.

00:55:12: Et surtout de créer sa structure pour héberger ses masters.

00:55:16: Ça c'est à volonté tu le disais de base mais... Pourquoi vous participez à ça ?

00:55:22: C'est pas censé être de l'édition, c'est...

00:55:24: C'était pas censée être de la édition.

00:55:25: mais on arrive à une époque où les artistes commencent à avoir envie de contrôler leur master et surtout pour répondre à son envie.

00:55:39: Est-ce

00:55:40: qu'il y a l'idée, entre guillemets que oui tu es éditeur mais avant tout il ya une artiste avec qui t'as très envie de travailler.

00:55:45: T'as envie d'être un partenaire fiable et donc tu l'accompagnes de manière générale dans sa carrière du mieux que tu peux?

00:55:51: c'est ça un peu l'idées ?

00:55:52: Ouais

00:55:52: c'était un peu ça.

00:55:53: franchement c' est notre rôle.

00:55:55: il va être différent suivant chaque projet.

00:56:00: Et là c'et plus j ai un coups de coeur sur ce que t'écris de voir où tu veux aller et j'ai envie d't'aider à aller, ou tu veux aller.

00:56:11: Et du coup bah c'est... te donner les moyens, t'donner du temps, te donner des moyens financiers et te donner mon réseau, mettre à ta disposition mon réseaux pour que tu puisses créer ton équipe pour ensuite promouvoir ta musique la créer mieux et voilà.

00:56:32: et ensuite par contre On signe en septembre, deux mille dix-sept.

00:56:40: Tout l'album se crée en parallèle de ses premières parties de Damso et de ces premières dates à elle.

00:56:44: sur son nom les premiers festivals émergent ou tout ça.

00:56:48: Et puis ensuite... Est

00:56:51: ce qu'en deux milles dix sept on rappelle ?

00:56:53: Je regarde d'elle en même temps pendant nos discussions.

00:56:55: Elle met ses premières reprises sur internet en two mille quinze et en fait il y a deux ans où elle commence à avoir une petite couverture médiatique mais c'est pas encore une star du tout quoi.

00:57:02: Et

00:57:02: même

00:57:03: la mettre sur les premières parties de Damseau, je veux dire c'est un pari de ouf parce que tu peux traumatiser l'artiste en fait.

00:57:08: Je me retrouve une

00:57:10: petite meuf sur scène pour un concert de rap et les mecs vont dire dégage en faite.

00:57:15: Ça a été difficile sur les premiers, ça a été difficulte et puis elle s'est... Elle a beaucoup appris grâce à ça.

00:57:24: Et voilà !

00:57:25: Du coup, elle a pu faire son disque aussi dans des conditions en dehors de toute pression.

00:57:31: En tout cas marketing vous promo.

00:57:33: et puis prendre le temps de discuter avec les maisons de disques qui s'intéressaient à son profil et de discouter sans être dans l'urgence – Parce qu'elle avait eu l'avance, etc.

00:57:44: – Voilà !

00:57:45: Elle avait les moyens d'avancer et puis de faire grandir son profil et aussi d'aller à son rythme.

00:57:50: c'est-à-dire que voilà elle voulait absolument commencer par des médias plus indépendants, pas aller trop trop vite en masse média.

00:57:58: il allait progressivement, elle avait vraiment ce souhait là.

00:58:01: donc voilà on lui a permis ça.

00:58:02: C'était

00:58:02: déjà très hybridé comme... comme notion d'implication en tout cas dans la carrière artistique, bah déjà d'être dans la career artistique de l'artiste finalement.

00:58:13: Ouais et c'est... Parce

00:58:15: que là t'es littéralement à l'origine de la carrière d'Angèle !

00:58:18: Je dirais pas ça.

00:58:20: Elle est à l'origine de sa carrière et voilà, je suis venu lui apporter mon aide.

00:58:28: C'est ça ?

00:58:30: D'accord mais si elle a pu exploser comme elle a explosé c'est parce que... t'étais là au bon moment aussi avec les participeurs

00:58:39: qui

00:58:40: ont eu succès.

00:58:41: Évidemment et comme d'autres partenaires, c'est-à-dire que le producteur du spectacle a contribué...

00:58:47: Celui qu'il envoyait aux Charmonds en première partie de Damesole

00:58:50: !

00:58:52: En tout cas, eux ils ont... Augurie a été très important dans son développement.

00:58:58: et puis elle a signé à l'été of two thousand eight quelques mois avant la sortie avec initial, un contrat de distribution amélioré avec eux et ils ont été formidables.

00:59:10: Ils ont pris le relais et ils sont passés la seconde en termes d'impact marketing etc... Et son succès ne serait pas possible sans ça aussi.

00:59:21: donc c'est en réalité l'ensemble des partenaires autour du projet.

00:59:28: Et avant tout, c'est l'artiste sa vision.

00:59:32: Mais bien sûr !

00:59:32: En

00:59:33: fait... T'as quand même des cas où avec un investissement et je parle d'investissement vraiment pas que financier mais en gros la tension accordée à un artiste est le fait de croire dans son projet

00:59:45: etc.,

00:59:46: ça t'a arrivé aussi d'avoir justement des artistes qui ne prennent pas, qui explose pas.

00:59:52: Est-ce

00:59:52: que tu as des échecs Mathieu?

00:59:53: ?

00:59:54: Non mais parce qu'en fait ce qui est intéressant avec l'éditeur c'est toi tu disais vous êtes sur le temps long.

00:59:58: donc dans l'absolu bon si on mise sur un artiste maintenant et en fait il pète dans dix ans c'était même pas un échec pour vous.

01:00:05: Ce serait peut être un échèque pour une maison.

01:00:07: Pour compléter

01:00:07: ta question comme ça.

01:00:08: après pour répondre Mathieu on me dit souvent tu sais pour les labels de musique en gros Sur dix artistes, allez si t'as deux trois succès c'est déjà bien.

01:00:16: En gros et c'était d'ailleurs les grosses succès, votre exagère un peu comme ça mais tu vois un peu schématiquement en gros c'étaient les gros succès qui vont permettre de payer un peu tout le monde parce que sinon ce n'est pas très rentable.

01:00:24: en fait il y a que quand qu'il ya quelqu'un qui pète et donc tu essaies de trouver cet équilibre permanent etc... C'est un peu pareil pour un éditeur ?

01:00:29: Je dirais même que c'ait encore pire pour un Éditeurs.

01:00:32: Pour un Éditor, Si vous prenez sans œuvre édité par Warner Chapelle Vous avez trois œuvres Qui vont représenter soixante-quince pour cent du chiffre.

01:00:42: Pourquoi ?

01:00:42: Parce que les droits d'édition, ils sont générés pas seulement par le digital mais ils sont généré par le Digital, Le Live, La Radio, La Télé etc.

01:00:52: Donc les œuvres qui vraiment sont très rémunératrices en éditions c'est des oeuvres qu'ils sont complètes.

01:00:58: C'est tout à l'appel par complète pardon ?

01:01:00: Bah

01:01:00: ce sont des oevres qui ne sont pas seulement des hits de streaming Mais elles doivent être en stream, à la radio et à la télé dans des grandes salles, jouer dans des discothèques etc.

01:01:13: Voilà donc en gros c'est une toute petite partie des œuvres qui représente une grande partie de nos revenus.

01:01:22: Quand vous savez ça vous avez deux grandes stratégies possibles.

01:01:26: La première c'était de signer beaucoup.

01:01:28: Il y a la bière qui va marcher dans

01:01:30: le tas

01:01:31: Beaucoup

01:01:32: de fois les sonneurs pour multiplier les chances d'avoir les trois.

01:01:38: Et la deuxième, c'est de croire en l'artistique.

01:01:43: De croire dans ses convictions et d'essayer de viser juste... ...et de ne pas lâcher.

01:01:51: C'est un peu l'inverse, être très picky.

01:01:53: Attends je vais vraiment fouiller pour voir que je veux représenter cette œuvre-là.

01:01:56: Et c'était celle là que j'veux, ça veut dire un peu de trucs comme ça ?

01:01:58: Ouais

01:01:58: !

01:01:59: Voilà, de dire beaucoup non.

01:02:02: On a quatorze ans de direction artistique et vingt ans chez Warner Chapelle, j'ai beaucoup dit non.

01:02:08: Parfois on me trompant mais ce que je disais Caroline Molko qui était la présidente de Warner Chapell pendant dix-huit ans, elle nous disait tout le temps...

01:02:19: Soit donc

01:02:19: oui !

01:02:19: Oui juste avant moi et qui est un des mes mentors évident.

01:02:25: Elle nous disaient tout le time c'est pas grave de rater les choses qui comptent ces dents réussir.

01:02:29: C'était pas grave ne pas avoir signé un artiste qui finit par avoir un succès.

01:02:33: Ce qu'il

01:02:33: t'a raté, dis-nous

01:02:34: ?

01:02:34: Parce que...

01:02:37: Pour devrait être un truc genre ce que tu peux dire comme ça ou genre t'es passé à côté.

01:02:40: Moi

01:02:41: j'aime pas parler des échecs mais par exemple je n'ai pas cru en Hedi No Preto.

01:02:50: Par exemple au début il était dans une formation très différente avec….

01:02:56: J'ai assisté à un concert au pop up du label dans une petite salle dans le deuxième arrondissement et j'en suis pas sorti convaincu.

01:03:03: Et après qu'il est signé avec initial, justement la même équipe avec laquelle j'ai travaillé en gel... Voilà, ils ont fait un travail admirable de répertoire, de

01:03:17: production

01:03:19: d'images etc.

01:03:20: Et j'ai compris quand l'album était fait.

01:03:24: Mais dans le même temps je l'ai fait en gel !

01:03:30: Ce qui compte c'est d'avoir des convictions et de réussir des choses.

01:03:35: mais en tout cas... Un directeur artistique qui a l'angoisse de louper quelque chose tout le temps Il va faire des mauvais choix parce qu'il va signer tout le monde en fait.

01:03:45: On se dit on n'en sait jamais, ça peut être lui,

01:03:49: c'est pas lui maintenant mais ça se trouve dans cinq ans à la mode.

01:03:51: son truc allez vas-y.

01:03:53: Et le problème c'était que ceux qui font ça ils se retrouvent très, très vite dans l'incapacité de travailler de la bonne manière avec les gens qui ont choisi de signer parce qu'ils n'ont trop.

01:04:04: Et en fait, enfin voilà, les journées font vingt-quatre heures on ne peut pas s'occuper de la même manière dix personnes en même temps et donner de la force et être présents etc... En tout cas nous on essaye vraiment bien choisir les artistes ou les compositeurs sur lesquels on se positionne, mais de ne pas lâcher et vraiment être derrière.

01:04:31: Et puis c'est eux nos ambassadeurs.

01:04:33: C'est-à-dire que tous les artistes se parlent.

01:04:38: Si vous avez des artistes qui reconnaissent votre travail et savent que vous avez été présents pour eux ils le disent autour d'eux et ce sont nos meilleurs ambassadesurs.

01:04:49: donc on essaye de faire ça même si c'était difficile dans une période où ou il y a TikTok, on ne sait pas par quel biais les projets vont percer.

01:04:59: On peut avoir la tentation de signer plus.

01:05:03: Moi j'essaye de tenir bon et de garder cette ligne qui fait notre différence aussi depuis vingt ans.

01:05:11: Mais du coup est-ce qu'on peut dire que depuis tu disais... On parlait de l'ASASM qui avait cent soixante quinze ans.

01:05:17: donc le travail d'éditeurs a dossé à ce truc là.

01:05:20: ça fait plus de cent ans aussi que le métier existe ?

01:05:24: Est-ce qu'on peut dire si?

01:05:26: aujourd'hui, moi j'ai l'impression que si mais tu vas me dire si c'est vrai ou pas le métier est largement plus complexe

01:05:31: parce

01:05:32: que beaucoup plus nucléarisé entre.

01:05:35: enfin avant t'avais un mec avec une guitare et bon bah voilà c'était réglé.

01:05:38: maintenant les mecs qui sont en studio il y a douze beatmaker un gars qui fait des top line machin etc.

01:05:42: ça doit être un merdier pas possible.

01:05:43: on

01:05:44: peut rappeler par exemple les débuts des éditeurs.

01:05:46: l'un des grands trucs des éditors c'etait d'éditer des partitions.

01:05:50: C'était des compositions, on va les représenter et donc on va aller mettre à l'écrit.

01:05:54: Et ensuite on va essayer de vendre cette partition.

01:05:56: Est-ce que l'éditeur à l époque disait « Cette partition m'intéresse, je vais t'acheter un piano et je vais te accompagner pour que tu roules bien ta partition ?

01:06:02: »?

01:06:03: Probablement !

01:06:05: Mais non, le métier a complètement changé.

01:06:09: C'est

01:06:10: pas réducteur d'appeler ça éditeur finalement alors que c'est beaucoup plus large...

01:06:16: Peu importe comment ça s'appelle franchement, ce qui compte.

01:06:22: Non mais voilà peu importe comme on le qualifie.

01:06:24: moi j'ai toujours été passionné par les artistes et les chansons et ce qu'il compte c'est de travailler dans l'endroit où où on est le plus à même avant un lien avec eux et a joué un rôle pour eux.

01:06:39: Et c'est vrai qu'aujourd'hui, en tout cas dans cette période – et ça va peut-être changer – ou en master, les artistes sont beaucoup autoproduits et distribués par les labels….

01:06:54: Pour moi... le job de DEA en édition et autrement, il y a encore plus important peut-être que ce qu'il était quand j'ai commencé.

01:07:06: Mais oui c'est sûr qu'on a des oeuvres plus complexes, il n'y a plus de personnes en studio on passe beaucoup de temps à décoder ce que nous disent les gens qui étaient dans le studio.

01:07:16: On se dit ça c'était ma top line !

01:07:19: C'est ma drum etc... Et voilà essayer Les éduquer un petit peu sur le droit d'auteur, pour les aider à faire la différence entre qu'est-ce qui est de la production ?

01:07:31: Qu'est ce que c'est de la composition ?

01:07:33: Quels sont les arrangements ?

01:07:35: C'est vrai qu'on a des oeuvres plus complexes.

01:07:39: C'était un vrai phénomène parce que quand tu t'intéresses un peu la musique, tu sais que derrière des morceaux de Beyoncé ou de Katy Perry, souvent il y a beaucoup de gens impliqués, y compris des compositeurs et des paroliers, enfin des hauteurs compositeurs.

01:07:55: On le sait pour cette branche de l'industrie, la musique est vraiment justement très industrialisée entre guillemets avec plein de process.

01:08:01: Mais c'est valable pour l'ensemble de la musique même

01:08:04: ?

01:08:05: Non non on va dire il y a plus d'intervenants sur les oeuvres qu'on dépose aujourd'hui.

01:08:10: On avait plus d´oeuvre avec une personne qui était en France dans la tradition de l´auteur-compositeur interprète qui écrit et qui compose etc... Aujourd'hui on a plus intervenant sur une œuvre.

01:08:20: C'est quand même un phénomène.

01:08:21: ça c'était sûr

01:08:21: C'est sûr.

01:08:24: Récemment, j'ai travaillé avec Zao de Sagazan.

01:08:27: Tout l'album a été fait avec deux... compositeur, producteur majoritaire et un troisième qui est intervenu sur quelques titres.

01:08:38: Mais au contraire elle avait besoin d'être dans un circuit resserré de travailler que avec les mêmes personnes, de chercher avec eux le son et elles aussi beaucoup contribuer à la production.

01:08:49: et tout ça donc... Ça

01:08:53: dépend du style musical peut-être

01:08:56: Je dis pas forcément, en tout cas il y a des rappeurs si on prend le rap.

01:09:01: Il ya des rappeur qui vont être de l'école où ils vont vouloir recevoir plein d'instru différents peu importe d'où ils viennent et du coup avoir des ambiances différentes sur chaque titre grâce à une... composition de multiples personnes différentes et d'autres personnes qui vont vouloir façonner le son

01:09:21: avec

01:09:21: un producteur.

01:09:22: Je n'irai pas ça à un genre de musique, mais oui c'est sûr qu'il y a moins de groupes.

01:09:28: Les groupes traditionnellement sont des artistes qui se réunissent et qui ont un son sur scène et du coup on essaie de retranscrire en disque ce qui se passe sur scène, on a moins ça et plus.

01:09:40: Ce qui fait que les intervenants se multiplient c'est plutôt des versions qui se succèdent.

01:09:45: C'est à dire qu'au début on va avoir une version Une d'un morceaux qui est souvent un artiste avec un producteur ou un top liner avec un productivity Et puis ensuite de cette version, on va prendre un input de quelqu'un d'autre pour travailler le refrain ou rajouter un drop.

01:10:04: Mais

01:10:05: ça, ça se passe.

01:10:05: comment ?

01:10:05: Le dépôt à la SACM par exemple si... Est-ce que tu déposes l'AVI ?

01:10:08: C'est

01:10:09: là où c'est compliqué !

01:10:11: En général, on dépose la version finale et donc c'était là où nous on a eu une expertise, on a l'habitude et donc on va essayer même si ce n'est pas nous qui décidons.

01:10:22: Ce sont les hauteurs compositeurs qui doivent tomber d'accord entre eux.

01:10:25: Nous, on va essayer de décoder ce qui s'est passé et comment ça se valorise habituellement selon les usages etc.

01:10:33: Et voilà mais c'est sûr que techniquement c'était plus compliqué.

01:10:36: puis aussi il y a plus d'éditeurs sur la même oeuvre.

01:10:39: donc il faut interroger plus de gens quand on place la musique sur une synchro par exemple ou sur un film.

01:10:46: donc voilà je dirais que le métier est plus compliqué techniquement parce qu'il ya plus d intervenants sur l'oeuvre.

01:10:54: il s'est peut-être élargi un petit peu avec le phénomène de la distribution et le fait que les artistes soient à leur propre producteur.

01:11:02: Évidemment, ils viennent rechercher des ressources peut être plus chez leurs éditeurs qu'ils ne faisaient auparavant.

01:11:08: Ça c'est un

01:11:08: truc que j'apprends parce qu'on connaît ce phénomènes effectivement de volonté d'autonomie, d'auto production des artistes.

01:11:14: On sait que ça a été initialement, notamment beaucoup dans le rap des joules, des PNL etc.

01:11:18: qui ont imposé un modèle autour du contrat de distribution et qui ensuite avait sémé partout plein de gens de la pop.

01:11:22: on dit attends ça m'intéresse en fait leur truc.

01:11:24: et tout pour moi

01:11:24: en deux mille treize deux milles quatorze même dans le rappe la plupart des contrats c'est des contrits à licence.

01:11:33: et c'était vraiment c' est vraiment moi je pense que c'ait vraiment pnl et Jules qui montre un petit peu la voix du contrat de distribution, et ensuite d'autres s'y engouffrent.

01:11:50: Je n'avais pas conscience Max était une certaine manière pour que l'édition... Prenne un peu plus de place aussi.

01:11:57: Il y a eu ce phénomène mécanique comme ça ?

01:11:59: Ouais, c'est pas

01:12:02: voulu.

01:12:03: Oui bien sûr je vais comprendre.

01:12:04: Voilà !

01:12:04: C'est évident que quand vous preniez un artiste et que vous travaillez son répertoire et puis ensuite vous signez... Je parle au passé, enfin l'artiste signait dans une maison de disques un contrat d'artistes avec un chef-de-projet, un directeur marketing, un service image tout une équipe promo.

01:12:22: Et je ne dis pas que cela se fait plus, il n'y a encore des ressources.

01:12:25: Il y a encore des labels qui travaillent super bien, des projets en interne avec cent pour cent des équipes en internes et qu'ils font un merveille.

01:12:34: Mais d'un coup c'est comme si on passait le relais.

01:12:39: quoi !

01:12:39: C'est-à-dire que l'artiste on lavait puis ensuite on l'emmenait dans une maison de disque qui allait prendre tout en main.

01:12:47: Si cet artiste aujourd'hui choisit un contrat distribution il va avoir de l'argent pour pouvoir seul produire ces masters, ses clips, payer son équipe promo, faire son marketing.

01:13:01: Ça sous-entend que d'un coup il doit embaucher un ou une chef de projet des attachés de presse, payer lui même des clips etc... Et du coup ça implique des ressources en externe.

01:13:16: mais souvent son premier réflexe, ça va être de demander à son éditeur une expertise pour constituer son équipe.

01:13:24: Donc notre rôle s'est étendu

01:13:26: de ce fait.

01:13:27: Il nous reste un peu moins d'une heure et on va évoquer aussi cette dimension.

01:13:30: Peut-être essayer de recentrer sur quelques points qui me semblent importants... On a évoqué par exemple ton expérience avec Angèle et globalement on a parlé en fait d'un branche que tu... D'ailleurs tu étais la tête de cette branche avant d'être président qui est donc le A&R qui est en fait artiste de répertoire.

01:13:44: En gros c'est le fait de prospécter pour trouver des artistes, puis ensuite c'est le lien avec les artistes.

01:13:48: En gros comme d'ailleurs dans la production en labelle et en maison de disques elle levait en or c'était pareil etc... Bref on a évoqué un exemple avec Angel.

01:13:54: mais en fait Angel elle commençait déjà à bénéficier d'une petite exposition.

01:13:57: C'était je ne dis pas que c'étais facile de miser sur elles.

01:13:59: tu savais pas qu'elle allait devenir aussi énorme Mais par contre tu sentais qu'il y avait quelque chose qui se passait.

01:14:02: j'imagine quand même.

01:14:03: en tout cas il y avait Prenons un exemple tout autre Je sais pas si tu veux prendre des exemples concrets, mais de quelqu'un où vous êtes vraiment allé le chercher c'est-à-dire qu'il y avait zéro.

01:14:11: Ou alors que vous avez écrit j'en sais rien... Comment ?

01:14:13: Moi je suis artiste demain et je vais trouver mon éditeur.

01:14:15: comment je le trouve ?

01:14:15: Tu vas m'écouter Mathieu si je t'écris un mail ?

01:14:17: Qu'est ce qui va se passer ?

01:14:21: J'ai une équipe de directeurs à directrices artistiques qui vont écouter... C'est à dire que mon premier réflexi si je reçois un mail de ta part c'était de faire suivre en fonction de l'esthétique, à une personne de mon équipe et cette personne elle va écouter.

01:14:39: Et voilà !

01:14:40: Je ne vais pas tout écouter derrière ces personnes parce que je leur fais confiance qu'ils sont plus jeunes que moi et que je les engage pour ça.

01:14:48: mais en tous cas j'aurai un feedback de cette personne pour me dire « pas ça vaut le coup ou ça vaux pas le coup ».

01:14:55: mais plutôt je suis sensible ou je ne suis pas sensible, parce que c'est une histoire de sensibilité.

01:15:01: Donc ça... C'est

01:15:03: quand on vous contacte ça ?

01:15:04: Voilà !

01:15:04: Ça c' est quand on nous contacte.

01:15:06: Y a un mail sur votre site pour vous écrire

01:15:07: ?

01:15:08: Il

01:15:08: y a un email... Ça fiche en bas de l'écran.

01:15:10: Non mais c' n'a rien de... Est-ce qu'on s'accessime

01:15:12: notre email ?

01:15:13: Bien sûr qu'il y a d'abord un mail, il suffit d'appeler à l'accueil et puis ensuite voilà il ya un mail générique sur lequel on peut envoyer son projet.

01:15:22: Et voilà donc on reçoit beaucoup de choses en trente.

01:15:26: Et après, les directeurs artistiques et les directrices artistiques ont leur réseau.

01:15:30: Ils passent leurs journées à chercher, c'est-à-dire construire un réseau autour d'eux de manager, producteur de spectacle ou d'autres professionnels... diguer aussi sur internet, aller chercher, laisser l'algorithme aussi nous guider.

01:15:49: C'est quoi?

01:15:50: c'est YouTube ?

01:15:50: Instagram ?

01:15:51: Il y a des plateformes un peu privilégiées comme ça ?

01:15:53: C'était TikTok, Instagram, Spotify aussi, Youtube beaucoup et voilà !

01:16:00: Et puis après il ya des dispositifs de repérage qui existent en France dans tous les territoires.

01:16:08: Moi, j'ai été pendant deux ans conseiller artistique pour le Printemps de Bourges.

01:16:13: C'est des dispositifs qui existent en région où vous êtes artiste et vous allez voir la salle à côté d'une smac de votre résidence.

01:16:22: Et puis du coup souvent ça va être la smac qui va être l'antenne régionale des découvertes.

01:16:27: Vous allez soumettre votre projet et vous avez quelqu'un qui va descendre de Paris pour aller écouter les cinq cents projets locaux.

01:16:35: On écoute une chanson ou deux Ensuite, voilà ils en gardent six qui vont se performer sur une scène etc.

01:16:42: Donc on continue de faire beaucoup attention à ça.

01:16:45: Un exemple d'artiste qu'on a eu vraiment au tout début c'est Zaoud Sagazan, c'était un bon exemple.

01:16:50: Elle candidate aux Inui du printemps de Bourges donc aux découvertes du printems de Bourge dans sa région à Nantes.

01:16:58: Du coup j'ai une connaissance qui écoute et qui me dit il y a un projet vraiment pas mal... Je reçois le projet, je le fais suivre à Hélène Renaud qui m'assiste.

01:17:11: Et c'est elle qui me dit vraiment tu devrais réécouter ça me fait quelque chose.

01:17:17: du coup j'ai écouté des maquettes.

01:17:20: On calme un rendez-vous, elle a pas de... Voilà !

01:17:23: Elle est suivie par mille cinq cent personnes sur Instagram.

01:17:26: Elle fait partie d'un groupe avant qui chantait en anglais.

01:17:30: et donc on se voit, elle me fait écouter des maquettes de ses chansons et on parle de la vision, ce qu'elle veut, la place du live dans son développement etc.. Et voilà, on a signé un contrat à la fin de l'été après deux longs rendez-vous et beaucoup d'échanges.

01:17:48: De retour sur des titres etc... Et puis on est partis de rien ensemble !

01:17:53: Elle avait une amie de collège qui avait vérité à manager et ensemble en fait on a construit tout un réseau, toute une équipe qu'il y ait aujourd'hui et encore son équipe progressivement et l'aider à enregistrer sa musique, avoir du temps tout ce que j'ai expliqué juste avant.

01:18:16: Donc ça existe encore et j' ai la capture d'écran.

01:18:20: Du jour on ouvre le Spotify où elle a zéro auditeur mensuel.

01:18:25: donc on est vraiment parti ensemble de zéro.

01:18:28: il s'est appris du temps par contre.

01:18:29: On a signé à l'été XXI elle a sorti son album en mars XXIII.

01:18:35: Donc c'est sûr que si vous êtes dans une structure qui vous presse pour avoir du résultat tout de suite, etc.

01:18:40: Vous n'avez pas ce temps devant vous qui vous permet d'aider l'artiste à se trouver quoi !

01:18:47: Ça veut dire ce que tu dis, que tu attaches notamment une importance au texte.

01:18:50: Ça signifie que par exemple lorsque je suis compositeur de musique instrumentale c'est un peu plus difficile ou alors qu'il y a des éditeurs qui sont un peu spécialisés là-dedans par exemple ?

01:18:58: Ou est-ce difficile à trouver un éditer quand tu fais la musique instrumental ?

01:19:01: Non non il ya des éditeurs qui sont spécialisés dans toutes les typologies de musiques.

01:19:06: Ils font

01:19:06: attention aux snares par exemple

01:19:09: !

01:19:10: Exactement, mais évidemment il y a d'autres édites dans tous les esthétiques.

01:19:14: après Il y a aussi des éditeurs et il ya aussi des gens qui peuvent... Faut faire attention, quand vous êtes un jeune artiste.

01:19:26: Il faut faire attention parce que les éditions elles durent longtemps Et donc il ne faut pas aller donner à n'importe qui.

01:19:32: Il y a parfois ça m'arrive de rencontrer des artistes assez tôt dans leur carrière, je leur dis au niveau de tes éditions, tu en es où ?

01:19:38: Ah bah j'ai donné mes édition !

01:19:39: Ah bon tu les as données sur combien de titres et tout ?

01:19:43: Tout mon premier repais... Je l'ai donnée à quelqu'un parce qu'il avait un studio et du coup ils me permettaient d'aller enregistrer mes chansons, donc en échange je lui ai donné mes étitions.

01:19:53: Voilà, il faut faire très attention avant de donner ses édissions.

01:19:58: Enfin,

01:19:59: donner ces éditions avant de signer un contrat d'édition.

01:20:02: C'est très transactionnel mais finalement c'est ce que toi tu fais aussi, tu vois

01:20:07: ?

01:20:07: Euh...c'est-ce que je fais aussi.

01:20:10: si tu prends que matériellement il y a deux sociétés qui vont te proposer un contrats d'édition et te faire signer le contrat d''édition Oui effectivement !

01:20:19: Mais après il ya des choses dans ce contrat.

01:20:22: Est-ce-que toi les artistes que tu

01:20:26: travailles

01:20:28: Tu leur dis… Bon, enfin…

01:20:30: Mon contrat n'est pas ouf.

01:20:32: Non mais c'était pas ça tu sais !

01:20:35: Par exemple sur une Angèle je ne sais pas c'est quoi le deal à la base mais toi ça me semblerait logique.

01:20:42: Tu crois en l'artiste ?

01:20:43: Tu développes l' artiste ?

01:20:45: En tout cas tu contribues à son développement ?

01:20:46: Ça serait pour moi logique que tu dise bah je suis éditeur Let's Go, je prends la totalité d'un album par exemple.

01:20:55: C'est tout, vraiment quand tu es au début de la carrière d'un artiste en qui tu crois beaucoup.

01:21:03: Tu vas miser à la hauteur de tes convictions et donc t'as besoin aussi de moyens pour travailler.

01:21:10: c'est-à-dire que ce qu'il écrit dans le contrat c'est les moyens qui ensuite te permettront de payer des attachés de presse, d'aller payer des séances photos, essayer des mixes... Des choses comme ça.

01:21:22: Et donc du coup voilà on... Et puis l'artiste, pour qu'il soit content il faut qu'ils aient eu un contrat qui soit valable.

01:21:31: Si

01:21:32: tu lui signes le contrat le plus en ton avantage possible et au bout d'un moment il va finir par se renseigner...

01:21:40: Est-ce que quand même parce que c'est aussi le monde du travail, mine de rien l'industrie musicale les éditions des auteurs etc.

01:21:47: avec des intérêts propres à chacun l'éditeur n'a pas même si son idée c'était essayer de bien travailler avec l'Artiste mais il a pas exactement la même intérêt toujours.

01:21:54: Est-ce qu'il y a aussi une question quand même de rapport, de force ?

01:21:57: Ça reste le travail.

01:21:57: Le travail ça se passe comme ça parfois.

01:21:59: Le patron salarié ils n'ont pas toujours les mêmes intérêts et c'est d'accord.

01:22:02: je dis pas vous avez un rapport patron salarier avec des artistes mais il ya quand même ce truc d'intérêt parfois divergent.

01:22:07: est-ce que tu es d'accord avec cette vision qui peut créer des tensions aussi par fois?

01:22:10: C'est pas toujours tout rose !

01:22:11: Entre

01:22:11: l'artiste et l'éditeur ou entre l'editeurs et les autres partenaires ?

01:22:15: On peut parler des deux si tu veux.

01:22:17: Non

01:22:17: mais entre l''artiste à l´éditeure je vais pas vous dire que... toujours bien, il arrive qu'il y ait des divergences et dans ce cas là on se met autour de la table et on discute.

01:22:32: Nous c'est compliqué de garder des contrats d'exclusivité avec Desgeaux qui sont mécontents.

01:22:39: en fait tout se base sur leur création.

01:22:41: C'est-à-dire que pour que moi j'ai dit des œuvres, il faut qu'il m'envoie des œuvre.

01:22:45: Pour qu'ils me voient des oeuvres et qu' ils aient envie de les envoyer.

01:22:48: Pour qui l'aient envie d'mes les envoyées, faut que la relation soit bonne.

01:22:51: – Oui mais alors

01:22:53: je me permets si... La relation se tend avec un artiste… Mais pour lequel t'as déjà des œvres ?

01:22:59: – Ouais !

01:22:59: – L'artiste il est big

01:23:00: !

01:23:01: Il y a un cas concret qui est arrivé avec Warner.

01:23:03: Si tu veux l'évoquer tu nous dis hein, c'était là avec Francis Cabrel.

01:23:05: Y'a eu quelques années maintenant

01:23:09: C'est

01:23:09: l'année dernière.

01:23:10: Il y a eu procès même si je ne dis pas de bêtises... Une action en justice ?

01:23:16: Je crois qu'il a été débouté mais à la base...

01:23:18: Tu veux nous parler ?

01:23:19: Parce que c'est un exemple de conflit quoi, j'sais pas si t'aurais envie d'parler ce cas précis ou une manière générale.

01:23:22: Mais lorsqu'on n'ait plus d'accord, lui en l'occurrence il disait J'ai laissé mes œuvres mais en fait c'était trop long.

01:23:27: entre guillemets L'exploitation de mes œufres ça me convient pas.

01:23:30: Oui, ça m'embête de parler d'un cas précis.

01:23:38: Disons

01:23:38: que ce qui se passe pour des œuvres qui sont anciennes c'est le contexte dans lequel ces oeuvres ont été éditées.

01:23:47: C'est-à-dire souvent nous quand on a un catalogue et On assure la gestion longtemps après, on n'était pas là le jour de la signature du contrat.

01:24:01: Et souvent ce qui entraîne les tensions c'est quand le contrat ne s'est pas signé dans une bonne compréhension.

01:24:09: Il peut y avoir des cas où des artistes ont l'impression d'avoir donné leurs éditions sans le savoir ou de l'avoir donnée pour les mauvaises raisons, ou de la voir donner aux mauvaises personnes etc.

01:24:21: Et du coup nous on attache beaucoup d'importance au fait d'être explicite sur les engagements qu'on prend.

01:24:30: On n'en voit pas une offre dans laquelle on ne conseille pas à l'artiste de prendre un avocat.

01:24:39: Pour moi, un bon contrat c'est un contrat qui est compris et par tout le monde.

01:24:45: Et on doit sortir heureux de la signature d'un contrat parce que l'artiste a été défendu parce qu'on a été challenge dans notre offre Et parce qu'on sait bien tous ce pour quoi on s'engage.

01:24:58: Donc il peut y avoir des conflits, des années après dont nous on va hériter.

01:25:03: En réalité c'est une colère qui n'est pas dirigée contre nous aujourd'hui.

01:25:06: C'est un colère dirigé contre les gens avec qui l'artiste s'est engagés au début dans un contexte pas forcément compris, pas forcément favorable...

01:25:17: Dans ce cas-là alors on ne va pas spécifiquement parler de Francis Cabral mais si on est sûr un artiste du même calibre, c'est-à-dire qui est considéré comme une légende vivante mais qui n'est pas forcément super

01:25:27: actif.

01:25:30: La relation ce temps.

01:25:31: donc

01:25:32: lui

01:25:32: il prend un autre éditeur pour les prochains titres et qu'il sortira... Mais vous avez quand même la gestion en catalogue de tous ces précédents titres qui généralement sont ces grands classiques.

01:25:43: Est-ce que lui peut décider de vous retirer ce truc là ou en fait s'essigner ?

01:25:47: C'est signé et c'es foutu

01:25:48: ?

01:25:48: Une session c'était tout quoi !

01:25:49: Alors s'est signait.

01:25:51: mais c'est pas à gagner.

01:25:53: C'est-à-dire qu'on a les droits, mais on doit prouver que l'on travaille les oeuvres.

01:25:59: Il y a une obligation qui va avec cette durée de droit qu'ont appelle une obligation d'exploitation permanente est suivie et donc on doit être capable de prouver qu'en travaillent.

01:26:10: si on n'est incapable de prouvé qu'un travail ou en tout cas si on prouve mal qu'ils ont travaillé aussi on proue si on trouve qu'il ne travaille pas

01:26:17: Il a le droit de...

01:26:18: Il va récupérer ses ordres.

01:26:19: Donc

01:26:19: il n'y a pas d'obligation des résultats, mais une obligation de moyens de faire des choses

01:26:23: ?

01:26:24: Exactement !

01:26:25: Et du coup ça c'est fondamental dans la relation entre l'auteur-compositeur et l'éditeur.

01:26:34: Comment tu prouves ça?

01:26:35: si on vous prend... Non mais sur des titres qu'on cartonnait il y a trente ans, comment tu prouve?

01:26:42: C'est impossible.

01:26:43: En fait, un éditeur doit faire circuler les oeuvres, tenter de les placer sur des synchros...

01:26:50: Tu peux montrer des mails que t'as envoyé à telles productions Netflix en disant « on a peut-être un morceau qui peut correspondre à vos besoins

01:26:54: ».

01:26:54: En plus l'artiste il peut dire « mais moi j'ai pas envie que mes chansons soient synchronisées avec une pub

01:26:58: pour développer... ».

01:26:59: Ça te met d'accord !

01:27:00: De toute façon ça ne pourra pas se faire sans son accord.

01:27:02: Donc c'est juste

01:27:04: prouver qu'en fait…

01:27:07: Exactement.

01:27:08: Il y a un moyen jugé si l'éditeur continue de continuer de travailler, c'est cette exploitation permanente et suivie.

01:27:14: – Mais alors

01:27:15: je sais pas combien vous êtes chez Warner Chapelle Music France.

01:27:18: peut-être que vous êtes sept cent mille personnes.

01:27:20: mais à un moment donné tu vois si tu dis que toi tu mises sur cent pour avoir trois qui... Tu dis ben à un moments donné le catalogue il est tellement colossal… – Que

01:27:29: pour le travailler des samans…

01:27:30: – Bah tu peux pas allouer les ressources sur des morceaux qu'on trente cinq ans.

01:27:34: tu vois enfin comment...

01:27:36: On a des moyens de le faire et des équipes qui font ça.

01:27:41: Et on se fait aider d'attacher de presse, on travaille sur des anniversaires... Voilà !

01:27:47: On trouve des moyens... Évidemment, on n'est pas à fond tout le temps sur tous les répertois mais on séquence notre travail et on fait ce travail, et on le fait sérieusement parce qu'on doit le faire aussi.

01:28:06: c'est une source de revenus.

01:28:10: C'est-à-dire que quand….

01:28:11: Vous avez tout intérêt, vous à travailler le catalogue ?

01:28:12: Évidemment !

01:28:15: Comme ça s'est produit... Voilà, c'était les quarante ans du décès de Balavoine.

01:28:25: On a fait en sorte qu'on a poussé pour que des tournées aient lieu et que des zénites se remplissent pour assister

01:28:37: au...

01:28:38: Ce truc là de commémoration, de travail commémoratif quelque part en fait c'est l'initiative souvent de l'éditeur plus que du label.

01:28:45: Ça

01:28:45: peut être le label aussi puisqu'il y a des anniversaires sortis d'album etc.

01:28:50: donc on bosse main dans la main avec les labels en général.

01:28:53: En fait

01:28:53: typiquement le label lui il va avoir intérêt à ressortir des morceaux parce qu'en fait ces masters sur lesquels il a des droits et le fait que les masters soient nous exploités c'es lui qui va bénéficier...

01:29:02: C'est intéressant !

01:29:03: Là où un éditeur tu vois il aura pu s'intéresser à pousser un spectacle avec des reprises par exemple parce qu'il touchera de l'argent pas le producteur, pareil.

01:29:09: Parce

01:29:10: que là on parle... Le label possède les masters et ça c'était des contrats d'esclaves à l'ancienne.

01:29:15: Maintenant tous les artistes ils veulent être propriétaires de leur master.

01:29:18: C'est-à-dire que le label lui il n'en a plus rien à foutre.

01:29:20: en fait que son artiste signé sorte un coffret pour le XXVème anniversaire.

01:29:24: par contre l'éditeur lui ?

01:29:26: Exactement !

01:29:28: Le label tout dépend du contrat qui est là, tout dépend combien de temps durent les droits.

01:29:33: mais il a intérêt en tout cas pendant qu'il a les doigts, quand bien même il a un contrat de distribution.

01:29:38: Il a intérêt à ce que les oeuvres vivent, qu'elles soient payes listées etc...

01:29:42: On l'a quand-même entendu.

01:29:43: beaucoup d'histoires, de la belle qui finalement ont des artistes dans leur roster et font zéro effort.

01:29:51: pour tu vois... Ou alors des

01:29:53: conflits.

01:29:53: on peut parler d'MC

01:29:57: Solar par exemple.

01:29:57: là

01:29:58: si

01:29:58: je prends le cas MC Solar c'est à dire Conflit avec, il était chez Polygram ou je ne sais plus chez qui.

01:30:02: Mais bref...

01:30:03: T'avais suivi toi à l'universal

01:30:04: ?

01:30:05: Il était chez Warnere

01:30:07: aussi !

01:30:08: Il était

01:30:09: en conflit avec sa maison de disque de l'époque ce qui fait que la maison de disc refusait de pousser les albums et le mec c'est quand même un monument de la chose.

01:30:19: C'était indispensable sur les plateformes de streaming pour très

01:30:21: longtemps.

01:30:21: Il n'avait pas sur Spotify, Pro's Combat qui s'aime le vent récolte le tempo etc.

01:30:24: donc J'imagine, l'éditeur des missiles a résimé putain.

01:30:28: L'argent !

01:30:29: C'est vrai que ça peut poser question ce genre de cas-là pour un éditeur ?

01:30:32: Évidemment

01:30:33: quand tient un conflit sur le master et que vous êtes éditeur, bah le titre « Disparer des plateformes » n'est plus streamée pendant le temps du conflit et les droits d'édition en pâtisse.

01:30:46: mais c'est

01:30:46: comme ça... T'as connu tes situations comme

01:30:48: ça ?

01:30:48: J'ai pas en tête un cas précis, mais oui ça peut arriver.

01:30:51: C'est

01:30:52: la même chose avec le Centre S aussi.

01:30:53: Le prince de la ville est toujours pas disponible

01:30:55: effectivement.

01:30:56: Ça c'est pour des raisons de sample et je crois que c'es en voie d'envoi.

01:31:02: Mais nous n'sons finis plus de dire « oh ouais

01:31:04: ça va !

01:31:04: ».

01:31:04: Là c'et vraiment en voies... Je sais parce qu j'ai un titre qui est concerné.

01:31:12: Ouais il y a un sample en tout cas qu'on a régularisé là récemment On a tiré la situation et donc au moins ce titre là...

01:31:21: Donc pour le Centre S, effectivement c'est des problèmes avec les samples utilisés pour la composition.

01:31:25: Donc on peut comprendre que ça coince.

01:31:27: mais MC Solar, c'était vraiment cent pour cent du contrat actuel quelque part ?

01:31:31: Ouais !

01:31:32: Mais franchement je ne peux pas m'étendre sur ça parce que c' est un sujet que je maîtrise pas bien.

01:31:37: et en plus il y a du master.

01:31:40: c'est un raccourci que de penser, que systématiquement les grosses maisons s'occupent mal des certains artistes.

01:31:54: Ça ne se passe pas.

01:31:55: dans cent pour cent des cas... On n'a pas cent pourcent d'idéales et d'artistes qui sont satisfaits, mais une grande partie des gens avec qui on travaille au quotidien sont satisfaits.

01:32:09: et s'ils n'étaient pas satisfait, ils renouveleraient pas leurs contrats.

01:32:13: Et moi il y a rien qui me rend plus heureux que de travailler sur le long terme avec les artistes exactement.

01:32:20: c'est le cas pour Ayanna Camurin, c'était le cas au Relsan qui travaille avec nous depuis depuis dix-huit ans maintenant.

01:32:28: on a vraiment beaucoup d'exemples.

01:32:30: Est ce que

01:32:31: tu évoques ces exemples là ?

01:32:33: On a évoqué, on avait parlé d'Angèle.

01:32:35: On a parlé de Zahoud Sagazan qui est un bon symbole aussi quand on part vraiment de zéro.

01:32:39: Votre travail comme c'est une éventail hyper large en réalité des gens avec qui vous travaillez... Là on est dans un cas complètement différent.

01:32:45: C'est déjà extrêmement établi et j'imagine que là les enjeux du nouvel signature ne sont pas du tout les mêmes.

01:32:50: J'imagine que le quotidien aussi comment on travaille ces artistes n'est pas du tous le même.

01:32:55: Quelle différence entre la dernière signature récente avec Ayane Akamura ?

01:32:58: Quel travail vous faites pour hier?

01:33:00: Par rapport à celui que vous avez fait avec le Zahoud Saghazan par exemple.

01:33:03: C'est un peu large mais globalement, pas avoir une idée.

01:33:06: Pour moi il y a deux cas différents.

01:33:08: Il y a l'artiste... Déjà tout artiste majeur a été un artiste émergent.

01:33:15: Donc si le moment où on commence à travailler avec l'Artiste majeure On n'a pas été là quand il était émergent Là c'est une relation différente et c'était une relation qui prend du temps parce qu'il va falloir en tout cas prendre du temps pour gagner la confiance de l'artiste, trouver sa place aussi et ça ça va prendre du time.

01:33:41: Par contre un artiste majeur aujourd'hui qu'on a eu au tout début, au contraire souvent on garde un lien privilégié et c'est vers... disons que souvent les artistes quand ils deviennent majeurs plus forcément beaucoup de partenaires autour d'eux qui étaient là au début.

01:33:59: Donc quand vous faites partie des partennaires qui était là au debut, ils vont continuer à se tourner vers vous parce que justement vous n'avez pas peur de dire les choses parce que vous avez connu l'artiste au tout début.

01:34:11: donc vous n´avez pas forcément ce trop grand respect entre guillemets qui vient quand on arrive...

01:34:20: Et en l'occurrence avec Ayane Akamura elle a déjà une carrière quand vous signez avec elle.

01:34:24: si je dis pas de bêtises

01:34:25: ?

01:34:25: Non pas tant, c'est assez tôt.

01:34:26: On a commencé juste après.

01:34:28: comportement en fait.

01:34:30: C'est un cartoon

01:34:31: aussi.

01:34:32: Mais c'était le premier vraiment qui...

01:34:34: Ouais, c''est un DJ à qui je parle régulièrement et qui me dit voilà il y a un titre sur la piste de danse quand il n'est pas sur iTunes Et dès que je le mets, la piste dedans s'est remplie.

01:34:47: Ok ?

01:34:47: Je demande ce que c'est et je note... Et puis c' est comme ça que je rencontre Ayat.

01:34:52: donc c vraiment au début on a connu les tout débuts, les premières scènes Voilà, les premiers titres qui prennent un petit peu plus difficilement.

01:35:05: Puis Jaja qui arrive etc... Donc là on a un lien vraiment sincère et voilà.

01:35:14: mais néanmoins notre travail est différent.

01:35:17: On va se concentrer sur l'international par exemple.

01:35:20: Est-ce

01:35:21: qu'on peut prendre quelques exemples concrets?

01:35:22: ?

01:35:23: Sur Ayana Kamura Qu'est-ce qui occupe le plus clair de votre année ?

01:35:26: C'est ce qu'on te dit à l'international, c'est quoi ?

01:35:29: Il y a des reprises du morceau d'Ayanakamura ?

01:35:35: On fait beaucoup des remixes par exemple.

01:35:39: On a géré les négociations entre autres avec la maison de disques, mais sur cette reprise de Jaja par Malouma.

01:35:49: Énorme

01:35:50: star du reggaeton.

01:35:51: Voilà et c'est suite à un emplacement sur une petite série espagnole.

01:35:57: D'ailleurs il a fallu convaincre Hayat de dire oui parce que le fill était tout petit.

01:36:02: Et puis ensuite, elle a accepté ce placement et il se trouve que Malouma était chez lui en Colombique.

01:36:07: C'est une série qui cartonne en Colombie.

01:36:08: Il est tombée sur ce titre et puis il nous demande... Enfin, il demande à l'entourage d'Aya la possibilité de faire un remix de cette chanson.

01:36:19: Et du coup, ensuite, il faut négocier les conditions et donc on fait l'interface entre l'équipe de Malouman et elle pour que ça se fasse dans des bonnes conditions et selon un timing qui lui convient, et dans des conditions contractuelles qu'il y convienne.

01:36:36: Ça va être de gérer... Enfin d'aller générer des demandes pour placer sa musique passé au futur sur du contenu audiovisuel.

01:36:51: On va faire plein de choses diverses et variées.

01:36:53: –

01:36:55: Mais elle, à l'origine, pardon, Salmane… Elle a l' origine !

01:36:59: Elle vous dit « Ouais, essayez de me placer à droite-à-gauche ».

01:37:02: ou en fait, elle fait son truc... –

01:37:05: Elle est concentrée sur la musique, le live etc.

01:37:08: – Elle se dit pas

01:37:09: « J'ai envie d'être big en Colombie » ou de faire des trucs avec des artistes régétonnes parce que là on est sur de l'artistique vraiment c'est-à dire Ouvrir ta musique à une population, t'adapter peut-être un style qui n'est pas forcément le tiens mais qu'il y a quand même des proximités artistiques et tout.

01:37:24: On pourrait croire que c'est la volonté de l'artiste de dire ouais j'ai envie de péter Brésil, Argentine...

01:37:31: C'est surtout créer les opportunités, j'imagine.

01:37:33: C'était créer des conditions.

01:37:34: ensuite on voit ce qui se passe quoi.

01:37:35: Il y a un peu d'un truc comme ça ?

01:37:36: Ouais

01:37:37: !

01:37:37: Et pour parler du sud par exemple, on a organisé un séminaire à Miami pour elle Et on a fait venir des compositeurs, des producteurs d'Amérique Latine pour qu'elle aille prendre un peu de la vibe.

01:37:54: Quand

01:37:54: tu parles dans ses minières c'est-à-dire elle va se mettre en studio avec plein de producteurs que vous faites venir et ils travaillent ensemble et ils voient ce que

01:37:58: ça donne ?

01:37:59: Exactement !

01:38:00: D'abord on lui présente un casting en lui disant « On peut te présenter ce producteur là », il l'a fait ça... C'est vous qui

01:38:05: financez ce séminaire ?

01:38:06: C'EST nous qui finançons ce séminaire ouais.

01:38:10: On avance.

01:38:11: Non, c'est nous qui finançons.

01:38:13: Mais voilà on l'a fait à Londres pour elle récemment.

01:38:16: le dernier c'était à Londre et une partie des titres de sa réédition là de son dernier album sont issus de ce séminaire a Londres.

01:38:22: donc voilà c est très varié.

01:38:25: pour citer quelque chose de complètement différent qui transite aussi par l'éditeur On a travaillée la fabrication d un petit livre qui s'appelle mon premier Aya Nakamura dans lequel c'est pour les enfants entre un et deux ans.

01:38:43: Et c'est un petit livre à puce et l'enfant met son doigt, au lieu que ça lui chante au clair de la Lune.

01:38:49: Ça lui chande Pouki !

01:38:52: Et avec le texte... Alors évidemment on a bien fait attention ensemble au titre... Mais voilà... En tout cas à quelle partie du texte on mettait

01:39:02: etc.,

01:39:03: mais voilà elle était ravie de ça !

01:39:05: C'est-à-dire que c'était une manière complète.

01:39:07: qui allait chercher l'éditeur du bouquin ?

01:39:10: C'est nous qui sommes allés chercher l'éditeur du bouquin, qui lui avons présenté l'idée.

01:39:15: Et voilà !

01:39:20: On a explosé les ventes, c'est-à-dire qu'en une semaine il n'y avait plus rien dans le fnac quoi.

01:39:25: C'était impossible de se procurer... Pourtant elle ne m'a même pas fait la promotion de ça, elle n'a pas fait une story mais y'a des gens chez eux qui ont fait évidemment des stories marrantes etc.

01:39:34: et la promotion s'est faite toute seule.

01:39:38: Je veux dire, notre quotidien ce n'est pas de faire des livres pour les enfants mais c'est pour vous

01:39:42: expliquer... C'était pour

01:39:43: maximiser en fait l'exploitation de l'œuvre de l''artiste.

01:39:47: Ouais !

01:39:48: On a

01:39:49: trouvé des moyens d'exploter les oeuvres.

01:39:51: On a fait un songbook avec les œuvres derrière pour que dans les magasins de partition quelqu'un qui se met au piano ou à la guitare,

01:39:59: puisse

01:40:00: reprendre chez lui.

01:40:01: Ou que dans les écoles de musique on puisse enseigner aussi aux petits enfants qui font du piano etc... Donc vous éditez

01:40:10: encore des partitions en tant qu'éditeur

01:40:11: musical ?

01:40:12: J'ai pas rebondi tout à l'heure mais en fait on va faire encore des parties dans deux cas.

01:40:17: Le premier cas c'est celui-là.

01:40:19: C'est-à-dire quand on fait un songbook ou même il y a des méthodes de piano maintenant en ligne, où en fait...

01:40:28: Suivant

01:40:28: votre niveau.

01:40:29: Il ya des tutos etc.

01:40:31: et donc ça c'est les droits qu'on contrôle nous.

01:40:34: En tout cas, c'était nous qui allons chercher ça.

01:40:36: Ça, c''est le premier cas dans lequel on fait une partition.

01:40:38: Et le deuxième cas est quand il y un conflit.

01:40:40: C'est-à-dire que quand quelqu'un nous dit « On m'a repris mon œuvre, semble demander mon autorisation », ben en fait on va faire une analyse comparative Et là, on va appeler des gens qui vont nous faire un relevé de partition et on va comparer les deux partitions, les mettre à la même tonalité voire si effectivement il y a un plagiat ou pas.

01:41:00: Mais sinon, on fait plus systématiquement les partitions comme c'était le carré encore quelques années.

01:41:04: Tu sais, il ya un truc qu'on dit Mathieu aussi sur le métier d'éditeur C'est que l'édition de manière générale, c'est l'un des milieux dans la musique où il y en a le plus d'argent Globalement, on en parlait ensemble aussi.

01:41:17: Parfois on pense que c'est la pouleuse de dors et toi tu as envie... Tu penses que ce n'est pas vraiment le cas ?

01:41:23: Je pense que ce ne sont pas vraiment les cas.

01:41:25: Et je vais m'expliquer.

01:41:28: Le mieux est de se replacer comme toujours du point de vue de l'artiste.

01:41:31: si vous produisez votre musique et on peut prendre l'exemple d'un très gros succès un titre qui en France fait double disque deux diamants

01:41:43: C'est quoi, pour donner une ordre d'idée qu'il y a un morceau qui a fait ça ?

01:41:49: Je ne sais pas si j'en ai confé plus.

01:41:54: Quand je dis « J'en es », ce n'est pas forcément chez Warner Chappell mais en tête.

01:41:58: Mais par exemple le Bouba SDM, c'est deux fois ça.

01:42:06: Si on prend un titre qui – Sans

01:42:09: achat de stream, tu veux dire ?

01:42:12: – J'irai pas sur ce terrain-là.

01:42:15: Mais en tout cas un single qui fait double diamant si vous le….

01:42:21: Si vous vous placez du point de vue master, si vous êtes distribué par une major ça va générer.

01:42:28: tous ces deals là sont confidentiels et puis je ne les connais même pas mais en tout case je sais que l'ordre d'idée c'est entre quatre cents et cinq cents mille euros de revenus sur lesquels le distributeur va prendre sa commission puis ensuite vous reverser ce qu'il reste.

01:42:41: Pour

01:42:43: combien de streams on a dit ?

01:42:44: Pour cent millions, voilà et c'est un petit peu moins si vous êtes distribué par un indépendant parce que les conditions sont un peu plus faibles en tout cas pour les distributeurs indépendsants que pour les distributeurs majors.

01:43:01: Ça, c'est si vous êtes côté Master.

01:43:03: Donc ça vous donne une idée du revenu sur lequel vous devez vous-même rémunérer l'artiste.

01:43:08: Si vous êtes maintenant l'éditeur plein d'une chanson qui fait cent millions de streams... T'es quoi

01:43:13: ?

01:43:13: C'était sur le soixante quarante en éditeurs pleins ?

01:43:15: Donc on est sur le Soixante Quarente.

01:43:17: Cent pour cent des revenus éditoriaux.

01:43:19: donc il faut quand même éditer le compositeur, l'auteur et les édites tous en édition pleine.

01:43:26: Les revenus c'aient quarante mille euros.

01:43:28: Pour les cent millions dont on parlait?

01:43:30: C'est dix fois moins que...

01:43:31: Voilà.

01:43:32: Alors c'est différent parce que vous aurez que la part éditoriale, enfin la sasem va payer en direct aux hauteurs-compositeurs là par hauteur.

01:43:41: donc ces revenus.

01:43:42: là si vous êtes cent pour son éditeur c' est de la marge pour vous.

01:43:45: Vous allez garder cent pour cent de ce revenu là.

01:43:48: mais du coup si vous ne contrôlez que par exemple dans le rap si vous n'éditez que le rappeur ou que le compositeur vous pouvez diviser par deux.

01:43:56: Si vous êtes en coédition vous redivisez par deux.

01:44:00: Et donc, vous avez un ordre d'idées de ce que rapporte le streaming pour un éditeur.

01:44:10: Mais après il y a les autres sources de revenus, la synchro etc... Est-ce que tout mi bout à bout ?

01:44:16: Est-que l'édition n'est pas quand même un des milieux qui s'en sort mieux que le reste ?

01:44:20: Alors l'edition est un et le domaine en tous cas qui a le moins souffert par exemple de la crise du début des années?

01:44:28: deux mille C'est-à-dire que, évidemment les maisons de disques ont été touchés de plein fouet.

01:44:35: Comme l'édition il y a des revenus qui sont liées au live, des revenu à la radio ou à la télé... Tout ça ne s'est pas écroulé en même temps et donc l'edition a été moins touchée par cette crise là.

01:44:45: Et en tout cas on a des revenues qui sont plus diversifiés.

01:44:48: Parce qu'il

01:44:49: n'y a pas un revenu passif même en fait puisque c'était pas allié à l'achat physique

01:44:56: du produit

01:44:57: musical, c'est juste.

01:44:58: suffit qu'il soit diffusé en fait et ça génère des droits.

01:45:01: Ouais un revenu passif ça sous-entendrait que l'on attend que le revenu tombe.

01:45:08: J'aime pas cet adjectif mais oui en tout cas c' est un revenut qui est moins immédiat et moins direct.

01:45:16: encore on en parlait.

01:45:17: Mais

01:45:17: du coup il est moins soumis aux aléas du marché puisqu'en fait il est tellement diversifiés qu'il y a toujours moyen de réussir à passer une vague un peu compliquée.

01:45:26: Il est peut-être plus stable en tout cas voilà.

01:45:29: mais si on prend à l'échelle de la France j'ai pas les chiffres globaux, mais en France l'industrie du live si vous prenez l'année twenty quatre c'est... Si vous cumulez toutes les ventes de billets en France ça génère environ un milliard six L'ensemble de l'industrie du master.

01:45:48: donc côté disque C'est un milliards.

01:45:53: Les revenus de l'édition, c'est un peu plus de six cents millions.

01:45:57: Est-ce qu'il y a... C'est clair ce que tu as dit.

01:45:59: Effectivement on se dit que l'edition n'est pas ce qui rapporte le plus ?

01:46:02: Est-que par contre les intermédiaires, les pourcentages qu'on se partage etc.

01:46:05: font que typiquement pour les éditeurs en fait c'était quand même plus intéressant.

01:46:09: je ne sais peut être que la maison de disques en fait oui.

01:46:11: Il est plus important le revenu général mais vu le pourcentage qu'elle prend finalement elle s'enrichit pas tant que ça.

01:46:17: Surtout que l''édition tu touches sur l'intégralité des segments que t'as identifié live master et édition alors que...

01:46:27: Il s'arrive à six cent mille au total, six cents millions par de jour.

01:46:31: Le revenu cumulé c'est...

01:46:33: Oui tout, oui d'accord

01:46:34: !

01:46:35: Le revenus cumulés après les marges.

01:46:38: pour le coup je n'ai pas... C'était

01:46:43: intéressant parce que tu étais à dix fois moins sur cent millions de streams que le master.

01:46:48: mettez à deux fois moins sur

01:46:50: le revenu

01:46:51: global, donc il

01:46:53: y a des lieux.

01:46:54: Ça montre l'importance du live et je pense que ça nous donne un rôle.

01:47:02: aussi quand t'es éditeur... T'es obligé de connaître le live puisque si ton artiste remplit des gros salles, tu vas générer des droits d'édition.

01:47:10: Tu es obligée de connaitre les médias, t'es obliger de connaître la radio et la télé parce que si tu as un tube en tout cas on flûte en radio ou en télé, tu va générer du droit d'edition.

01:47:20: Donc en fait, c'est un métier qui te force quelque part à épauler l'artiste dans l'ensemble des moyens de diffusion de sa musique.

01:47:34: –

01:47:34: Mais alors pourquoi ça ?

01:47:35: Parce que moi j'ai déjà entendu ce discours notamment de gens plutôt côté Label justement plutôt côté Master en disant il faut absolument qu'on développe l'édition parce que c'était comme ça qu' on arrivera à se retrouver à l'équilibre et faire un peu d'argent quoi !

01:47:46: Et pourquoi ils ont cette vision?

01:47:47: tu penses qu'il s'est erronné cette vision

01:47:49: ?

01:47:49: Non, non.

01:47:49: Je pense que ce n'est pas erroné mais je pense que c'est une vision de Label donc des gens qui investissent déjà dans le master et qui veulent être éditeurs passifs.

01:47:59: C'est-à-dire qu'évidemment si tu n'investis pas dans l'édition ce n est qu'une source de revenus.

01:48:06: et comme de toute façon tu investis côté Master, côté Label, tu payes du marketing, tu pays de la promo quelque part, tu peux considérer que tu vas générer des droits d'édition toi-même en générant des exploitations etc.

01:48:19: Nous on n'est pas des éditeurs passifs, on ne peut pas l'être !

01:48:21: On est obligé de mettre de l'argent dans les contrats consignes et verser des avances, d'investir... On ne recoupe pas tout ce qu'on investit, on investit aussi quand on achète du matériel, quand on paye du marketing ou de la promo c'est de l argent qu'il ne recoupa qui vient.

01:48:35: reniez nos marges.

01:48:39: Donc voilà, mais j'ai pas l'info en tout cas exact sur les marges.

01:48:43: Mais c'est vraiment une fausse idée, l'idée selon laquelle... Tu l'entends

01:48:48: toi aussi parfois ça ?

01:48:49: En tout cas ouais !

01:48:50: Dans l'inconscient, j'aie l'impression qu'il y a un côté où je pense que ça vient d'un historique peut-être de Label qui était le même éditeur.

01:49:00: C'est à dire que nous on se rend compte que par exemple une partie notre catalogue c'était des éditions du label

01:49:05: Barclay

01:49:06: qui aujourd'hui, les masters font partie d'universal.

01:49:09: et à l'époque le label en gros il prenait des éditions des artistes quand ils venaient enregistrer dans son studio.

01:49:16: Et donc c'était une source de revenus à côté pour un label quoi !

01:49:20: Donc quand vous placez du... du point de vue du label, les éditions ça peut... Il peut y avoir une impression que c'est facile etc.

01:49:31: En réalité ça dépend plein de facteurs et en économie globale c' est la

01:49:37: plus petite.

01:49:38: Et il y a même un phénomène parallèle à tout ça qui marche surtout avec des énormes artistes je crois que ça a été le cas de Bowie par exemple de Jean-Ky souvent vers la fin de vie vendent leur catalogue, justement tout leurs droits.

01:49:51: Ça devient comme un patrimoine immobilier quasiment.

01:49:54: Et ça

01:49:56: c'est un truc fou aussi ?

01:49:58: C'est une autre phénomène actuelle qui a été amplifiée avec le Covid puisque des grands artistes ont subitement arrêté de tourner Et donc ils ont vu leur revenu fondre, voilà c'est une période où l'argent ne valait rien.

01:50:18: C'est-à-dire que les taux étaient très faibles et donc des fonds notamment des fond spéculatifs ont commencé à proposer des offres assez hallucinantes, notamment pour des catalogue master ou des catalogues éditoriaux aussi parce que ce sont des valeurs stables.

01:50:33: et on fait des offre... On

01:50:38: joue à la bourse avec laser, d'une certaine manière.

01:50:40: Un Space

01:50:40: Auditie synchronisé sur douze pubs pour des SUV et plus un milliard de films.

01:50:46: C'est jackpot !

01:50:47: Ça

01:50:47: a vérifié

01:50:48: pour Bowie mais je crois qu'il était dans le

01:50:49: cas.

01:50:49: En l'occurrence, je connais bien Lucas puisque c'est Warner Chappell qui a acheté son catalogue éditorial.

01:50:57: Donc on a achetés les éditions... Je ne me rappelle plus de l'année mais en tout cas c'était assez récent.

01:51:04: Et surtout ce n'est pas une opération C'est-à-dire que on a fait un travail énorme, c'était un catalogue qui était... sous-édité par des indépendants, on n'a pas parlé de la sous édition non plus.

01:51:17: Mais il avait ses propres éditions gérées par des conseillers et sous-edités par des Indépendant dans chaque territoire qui collectaient les droits mais qui étaient un peu passifs.

01:51:30: C'est quand l'éditeur fait appel à des éditeurs locaux pour travailler sur

01:51:32: le territoire.

01:51:33: Et d'un coup c'est Warner Chappell qui s'est retrouvé a être Éditeur des œuvres dans le monde entier avec évidemment, un fond important qui a été alloé à l'achat de ce catalogue et qui ne pouvait se être rentable qu'avec une forte croissance des revenus.

01:51:51: Dans les années qui se suivaient, donc non seulement... En tout cas ça a entraîné des exploitations qu'ils ne se faisaient pas et qu'il ne se serait pas faite sans cette acquisition.

01:52:02: Et ça a fait croître aussi les autres revenus le droit à l'image.

01:52:07: Parfois il y a du bon dans une session de catalogue puisque en fait ça force l'acquereur.

01:52:15: Quand j'entends du métallica dans un pub pour essuyer C'est sûrement qu'il y ait un éditeur quelque part qui a payé le catalogue

01:52:22: et qui se dit putain, il faut le rentabiliser.

01:52:24: Oui !

01:52:25: Et puis

01:52:25: revivre le morceau...

01:52:26: Et voilà !

01:52:28: Et c'est Metallica qui est quelqu'un en vie.

01:52:31: Non parce que

01:52:31: là c'était une reprise hors-sussurée, tu sais ?

01:52:36: Mais même une reprise.

01:52:38: Ça entraîne des droits d'auteurs.

01:52:39: C'est-à-dire que l'éditeur qui a racheté le catalogue éditorial, il va percevoir les droits éditariaux mais n'oubliez pas le soixante quarante.

01:52:46: Soixante pour cent de droits c'est des droites d'Auteur et ces droits là ça revient au créateur.

01:52:50: Donc c'était vraiment choisissez bien votre éditeur ?

01:52:53: C'était clair !

01:52:55: Il y a un gros point qu'on n'a pas encore abordé.

01:52:57: peut être ce sera le dernier d'ailleurs on va voir comment ça se passe en termes de temps.

01:53:00: C'est sur la musique de librairie, la musique à l'image etc.

01:53:04: T'as évoqué effectivement qu'il y avait... Alors parce que il y a la synchronisation qui consiste des morceaux qui ont été commercialisés de manière classique, sur Spotify et à la radio machin

01:53:12: etc.,

01:53:13: on essaie d'y caler sur une oeuvre audiovisuelle.

01:53:15: Ok ça c'est un classique !

01:53:16: Et puis il ya vraiment tout un pan assez différent moins connu du grand public de production de musiques spécifiquement pour que soit de la musique en image.

01:53:23: Et ça vous le faites avec Warner Chappell Production Music ?

01:53:26: Est-ce que tu peux nous parler rapidement juste de la spécificité de ce business et quel est son intérêt, pourquoi vous faites ça ?

01:53:31: Alors déjà je reviens une seconde sur la synchro parce que pour nous c'est une part très importante de ce qu'on fait.

01:53:39: C'est quasiment vingt pour cent de nos revenus, c'es les placements des films, des documentaires et des publicités.

01:53:49: donc on a vraiment une force de vente proactives qui va aller faire écouter les chansons de notre catalogue à des superviseurs musicaux, des producteurs de films et des agences de publicité.

01:54:05: Donc on est très très actifs dans ce domaine là Et ça, c'est un vrai moyen de donner des secondes vies aux œuvres voire de pousser les œuvre inconnus en développement.

01:54:16: Quand on réussit à placer sur une publicité et que le film est bien évidemment il faut veiller à ce qu'on fait.

01:54:22: On ne cherche pas tout prix d'avoir des placements.

01:54:23: On cherche avoir des placement qualitatifs.

01:54:26: De toute façon, on ne peut pas faire ces placements sans l'accord de l'artiste.

01:54:28: donc il faut que ça soit cohérent et que ça vaille...

01:54:31: Ça veut dire que Billy Paul pour Sheba Il était d'accord pour que Mianmises Jones... Il est

01:54:38: dehors peut-être les chats.

01:54:39: Est ce qu'il est encore vivant?

01:54:40: ?

01:54:40: Non,

01:54:41: il est mort !

01:54:42: C'est les

01:54:43: ayants droits adorent les chats !

01:54:45: Voilà c'est des Ayants Droits.

01:54:47: mais en tout cas c'était impossible d'avoir une musique sur publicité sans que les Ayants Droit ou...

01:54:52: Parce que le droit moral s'applique aux Ayants droites, même quand le mec mord.

01:54:55: Oui mais

01:54:56: le droit morale s'apliquait aux Ayant droites mais par contre le droit tout court pour qui s'asplique dans une autre juridiction ça a un merdier

01:55:03: C'est-à-dire

01:55:04: que ça se trouve Billy Paul, lui aux États-Unis jamais de la vie il aurait mis sa musique sur un paquet de croquettes.

01:55:09: mais par contre en France tu vois ou au Japon t'sais quand tu as... Tu

01:55:13: veux dire comment ça se passe

01:55:14: là ?

01:55:15: Un

01:55:15: possible.

01:55:17: Tu ne synchronises pas une œuvre sans interroger au titre du droit moral les gens qui l'ont créé.

01:55:24: donc ça c'est la synchronisation.

01:55:27: et Vraiment, c'est une équipe chez moi qui est importante et on fait beaucoup d'efforts pour aller chercher des exploitations.

01:55:40: Et encore une fois parce que c'était une source de revenus importants pour nous.

01:55:45: Cette importance de la synchronisation elle est liée aussi au fait

01:55:47: que

01:55:48: la production de nos visuels a été bouleversé par les Netflix par toutes les plateformes et compagnies qu'il y a beaucoup de productions assez accessibles.

01:55:53: C'est ça aussi qui a joué sur le fait que ça a pris grande part dans la musique.

01:55:56: la synchro ?

01:55:58: Non, pas forcément.

01:55:59: Disons qu'on fait plus de synchro qu'avant on va faire plus de placements mais c'est des placements qui sont moins bien payés.

01:56:04: C'est-à-dire que ces plateformes ont permis de multiplier les sources de production et les budgets sont plus petits.

01:56:12: Et donc les budgets pour la musique sont plus petit aussi.

01:56:14: Donc en réalité on fait plus du deal avec des filles moins élevées.

01:56:18: La fille pour le synchros est une chose.

01:56:21: par contre après... Il y a quand même des revenus perçus.

01:56:25: une fois que le truc il tabasse, il est tabassé sur tous les réseaux.

01:56:28: Vous vous prenez par exemple si je prends Kate Bush avec Stranger Things à partir du moment où le truc se transforme en trend sur les réseau sociaux.

01:56:38: Les réseaux sociaux affichent de la pub s'ils utilisent ce titre là.

01:56:42: non seulement effectivement Kate Bush en tout cas son équipe a reçu un paiement pour le fait de synchroniser sa chanson sur la série Netflix qui est diffusée sans pub, encore que.

01:56:52: Mais une fois par contre que ça pète sur un réseau social qui reprend la chanson et en plus... Est-ce que

01:56:57: ça génère des droits encore

01:56:58: ?

01:56:58: Bah ouais !

01:56:58: Alors déjà ça génère les droits sur l'édifusion.

01:57:02: C'est à dire qu'il y a le... Compris

01:57:04: sur TikTok pardon ?

01:57:05: Il comprit sur TikTok oui, il comprise sur TikTok c'est-à-dire Un fill qui est payé pour la synchronisation de la musique sur l'image.

01:57:12: Quand on dit un fill, en fait c'est un truc.

01:57:13: payés une fois à Wetshot.

01:57:15: C'est mon temps qu'il est négocié justement et ce sont nos équipes qui assurent la négocieration de ce fill et qui savent parfaitement le faire.

01:57:23: Ça c'a encore un autre intérêt d'avoir un éditeur et un bon éditer c'était que vous serez conseillers pour la négossiation des filles lors du déplacement parce qu'évidemment le but du producteur audiovisuel c'est de payer le moins cher possible pour avoir la musique.

01:57:38: donc nous on va valoriser la musique, leur dire la musique ça vaut pas rien.

01:57:42: Vous faites un film publicitaire dont le budget est de deux millions ce qui veut dire que vous allez acheter vingt millions d'euros d'espace.

01:57:50: vous devez payer pour la musique et vous deviez payer.

01:57:54: et le montant ça peut pas être un pour cent du prix de création de votre film ça a une valeur.

01:58:02: Et voilà, ça c'est la synchronisation.

01:58:03: Donc ce sont des oeuvres qui ne sont pas faites pour être en musique à l'image, qui sont faits par des artistes pour être chantés sur scène etc... et qui se retrouvent placées... Voilà !

01:58:13: On a un autre département dans lequel c est un petit peu différent.

01:58:17: C'est-à-dire que on va aller voir les artistes, on va leur dire « Faites nous un album » et vous nous préautorisez à le placer à l image.

01:58:27: Ok ?

01:58:27: C'était à dire que dans le contrat Si tenter que le film n'ait pas un caractère pornographique ou qu'il y a pas de violences excessives,

01:58:34: etc.,

01:58:35: on adorez déjà votre accord pour que ça soit utilisé sur des documentaires, sur des pubs.

01:58:41: Et d'ailleurs voilà la grille du tarif qui correspondra au montant auxquels on va le vendre.

01:58:49: La

01:58:49: typologie de ces artistes c'est quoi ?

01:58:51: C'est des gens qui sont des émergents, qui sont spécialisés dans la musique à l'image... Yannakamura ne va pas faire ça demain !

01:58:56: Non, elle ne va pas faire ça demain.

01:58:59: Mais il y a des gens dont c'est le métier.

01:59:01: Il y a les gens qui ne font que de la musique à l'image.

01:59:04: Parfois des anciens artistes, en tout cas des ancien artiste interprète, qui maintenant veulent faire ça et du coup ils ne font qu'une de la musical images et qui vont être capables de nous faire des albums très différents.

01:59:16: Et aussi on fait appel... à des artistes.

01:59:18: On fait appel à certains de nos beatmakers, par exemple pour faire des albums vraiment qui sonnent bien et qui soient vraiment crédibles pour aller illustrer... J'en sais rien du sport par exemple qui demande beaucoup de rap.

01:59:31: on va faire des album d'instru vraiment bien mixé, bien masterisé avec des gens qui sont des noms qui ont produit vraiment pour des rappeurs connus Et eux ça va être une autre émunération que leurs rémunérations habituelles et ils vont retrouver leur musique dans un télé-foot ou dans un documentaire.

01:59:54: –

01:59:55: Donc ça c'est vraiment de l'hybréré musique en fait

01:59:57: ?

01:59:57: – Exactement !

01:59:58: C'est une forme, on appelle ça la production music.

02:00:01: L'hybridéré musicale s'est connoté un petit peu musique d'ascenseur etc... Vraiment aujourd'hui Je vous ferai écouter des albums qu'on sort, c'est d'une grande qualité.

02:00:13: Vraiment il y a des voix, des orchestres...

02:00:19: Ça va quand même être conçu !

02:00:23: En fait, tu me corriges Mathieu aussi d'une bêtise mais... D'ailleurs tu nous parleras de la rémunération de ces artistes parce que c'est un truc très précis.

02:00:30: Mais typiquement en fait les productions audiovisuelles elles savent qu'il y a Warner Chapelle Prodiction Music qui fait des trucs et il y a un catalogue très précis ou universal à son catalogue, enfin plein de sociétés ont leur catalogue et elles vont piocher spécifiquement dans ce catalogue.

02:00:43: C'est en fait un accès privilégié entre guillemets pour ce type de musique de la part des producteurs audiovisuels en fait.

02:00:48: Tout à

02:00:48: fait !

02:00:48: Et on leur donne accès directement à notre catalogue.

02:00:51: Pour certains, c'est même lié à leur logiciel de montage.

02:00:54: C'est-à-dire que les monteurs ont dans leurs logiciels le premier accès à notre base de son et donc du coup ils vont pouvoir tester à l'image des choses et surtout ils savent ce qu'ils vont tester

02:01:05: pour

02:01:06: éclirer.

02:01:06: Ça veut dire que le gros risque c'était qu'il n'y a rien de pire pour un réalisateur que s'attacher à une musique...

02:01:12: En fait il ne peut pas l'utiliser.

02:01:13: Et en fait l'artiste dit non !

02:01:16: Les films en général sont fait de score, de musique composée spécialement pour deux libraires musicales et de synchro.

02:01:26: Mais les synchros évidemment il faut les négocier avant etc... Ça coûte cher !

02:01:33: Et je vous expliquais pourquoi on voulait le valoriser.

02:01:38: On va dans le sens des artistes aussi.

02:01:40: et n'oubliez pas la clé de répartition du début.

02:01:42: donc quand nous on va chercher un fille souvent on prend vingt pour cent et les quatre-vingts pour cent ils bénéficient

02:01:50: sur ces artistes qui signent avec vous ce contrat spécifiquement pour la musique à l'image.

02:01:56: J'imagine quand même que la rémunération est moins importante que sur un contrat commercial qui va rencontrer une chanson pour passer à... C'est un travail complètement différent.

02:02:06: Je ne connais pas les arcades du truc, par contre je connais des gens qui font ça et souvent c'est des profils de gens en fait pour mettre soit du beurre dans l'épinar ou enfin tu vois c'était trucs en plus.

02:02:15: à une époque on parait de musicaux mais être un peu ces gens qui composent beaucoup il y a un peu moins d'investissement personnel artistique etc.

02:02:22: Par contre j'suis un bon musicien, je suis un bon exécutant produit plein, ça me rapporte un peu de thune chaque mois voilà quoi.

02:02:27: C'est un peu ça l'idée aussi de ses profils ou c'est ?

02:02:30: Disons qu'il y a de tout.

02:02:31: franchement il ya des touts.

02:02:33: non on a beaucoup de compositeurs qui sont ravis de travailler à côté pour ce genre d'album et après la rémunération c' est un fil pour acheter le master que j ai produit chez moi et ensuite il faut que ça soit placé pour que ça génère les droits Comme toujours.

02:02:53: Mais par contre, ça peut se retrouver... Il y a des génériques d'émissions télé de grandes émissions télé mondiales qui ont été faites comme ça dans une chambre qui sont issues de ces albums-là.

02:03:03: donc ça peut être très rémunérateur et que cela peut être un peu plus précaire en fonction de l'endroit dans lequel vous le placez.

02:03:11: puis en fonction est ce que vous avez le bon hook ?

02:03:15: En tant qu'artiste, en tant que musicien basé son économie sur ce modèle là, faire que ça ou c'est quoi

02:03:19: ?

02:03:19: Oui !

02:03:19: Des compositeurs qui ne font que ça.

02:03:21: Il y a des compositeurs qui ne font que ça.

02:03:23: En

02:03:23: passant par Warner par exemple, où il va falloir multiplier un peu les trucs à droite et gauche ?

02:03:28: Nous on a un volume... On va produire quarante albums par an.

02:03:33: C'est pas suffisant pour permettre à quelqu'un de... Alors il faudrait être sur les quarante.

02:03:38: mais en général on vient chercher des gens très différents parce qu'on peut pas être aussi bon dans la bossa que dans... dans la production de rap, mais en tout cas non.

02:03:50: En général c'est des gens qui vont pas nous amener à de la musique canout.

02:03:55: En tout cas ils ont plusieurs librairies et voilà.

02:03:58: Alors

02:03:59: moi j'ai une question là-dessus un peu reliée aussi.

02:04:01: C'est que donc cette production de musiques, cette production music, cette librairie musicale... C'était de la music au maître !

02:04:07: qui est faite pour illustrer des trucs, mais ça veut dire que la personne n'écoute pas le morceau parce qu'il veut entendre le morseau.

02:04:13: C'est juste qu'ils regardent un truc et ils se trouvent que c'est ce morceaux qui y illustre.

02:04:17: On est en twenty-six il ya l'intelligence artificielle qui peut générer de la musique au dégâtsmètre ou non parce que c''est plus petit qu'un kilomètre donc au méga mètres.

02:04:29: Est-ce que pour vous c'a un challenge ce truc là ?

02:04:31: Parce on sait que les LLM s'entraînent sur des jeux de données, que les données généralement c'est la musique qui est absolument commerciale et donc normalement il y a des droits à payer.

02:04:41: On sait que l'Open AI et autres Claude etc.

02:04:45: n'ont jamais payé les droits, c'était une

02:04:46: vol !

02:04:46: Tu as vu qu'il y a eu même une actue.

02:04:48: récemment Warner a rejoint d'autres maisons de disques et d'autre éditeurs qui ont attaqué en tropique derrière LIA Claude en disant vous utilisez de manière frauduleuse de la musique pour alimenter votre IA.

02:05:00: C'est-à-dire comment ?

02:05:02: Vous votre taf, c'est aussi de vérifier donc de protéger les artistes en vérifiant qu'on n'utilise pas leurs œuvres à l'insul de leur plein gré.

02:05:11: En gros

02:05:12: puisque

02:05:14: les IA s'inspirent de musique existante forcément vous deviez retrouver des Q un petit peu dans un milliard de trucs qui sortent et en plus qui vraiment?

02:05:23: pour le coup je crois que C'est de la même manière que, sur l'année twenty-quintes on a passé le câble de... On a pris plus de photons en deux mille quinze que depuis la création de la photographie.

02:05:33: Je pense qu'aujourd'hui en twenty-six on a produit plus de musique générée par intelligence artificielle que de production musicale sur la même année générées par des êtres humains.

02:05:46: Est ce que vous c'est un truc que vous gardez en tête ?

02:05:48: Parce que ça veut dire que toute cette musique qui serait utilisée potentiellement échapperaient alors qu'elle est lourdement inspirée, mais elle échappera à la juste rémunération des droits aux ayant droit justement.

02:06:01: Comment est-ce que vous abordez ce truc là ?

02:06:04: On déjà s'entraîne de l'appréhension, évidemment d'avoir cette perspective.

02:06:11: D'avoir des milliers d'oeuvres qui débarqueraient et en tout cas qui seraient créées par des robots évidemment.

02:06:21: mais en même temps Moi je pense vraiment qu'il y a une question de propriété droite.

02:06:29: Et voilà, si des producteurs de films viennent prendre dans notre librairie des œuvres ils savent que ces oeuvres ne vont pas se faire attaquer demain parce qu'ils les ont utilisés etc.

02:06:39: Toutes les œuvre issues de l'intelligence artificielle c'est des œuvre qui sont incertaines.

02:06:47: On ne sait pas si demain le film sera toujours... Il

02:06:52: y a un problème, c'est que dans cette économie qui est vieille à la start-up nation le moto vraiment c'était Break Things.

02:06:59: Go fast and break things et on s'excusera plus tard.

02:07:02: On l'a vu surtout.

02:07:03: C'est-à-dire qu'on a été envahis de vélo en libre au service cette trottinette avant que la loi décide de vraiment commencer à taper du coin sur la table en disant maintenant vous arrêtez vos conneries.

02:07:12: Je veux dire ça fait partie de la culture de La Silicon Valley.

02:07:15: Or c'EST LA SILICON VALÉE qui crée ses outils.

02:07:16: donc eux leurs buts à eux c'es d'abord on bousillit tout et on se s'excusera plus.

02:07:20: Et du coup, moi, ma question c'est est-ce que de votre côté vous armez aussi technologiquement parlant par exemple pour être capable de contrer ce truc là ?

02:07:29: Je sais pas.

02:07:30: Voir des robots qui sont capables d'aller chercher... On le voit hein !

02:07:34: La musique identifiée maintenant sur YouTube et tu passes un bout de vidéo YouTube sans le son Et juste à l'image, déjà ils disaient ça c'est une vidéo de chez nous et il te strike.

02:07:44: Donc

02:07:44: je me dis vous deviez avoir ce genre doutils aussi pour faciliter la détection ?

02:07:49: Alors tu me poses des questions sur une partie qui est gérée par le groupe.

02:07:54: Moi j'suis une filiale française et donc cette partie là... J'ai pas cent pour cent des clés pour te répondre mais ce que je peux dire c'était qu'on se bat au côté de la SACM pour que demain l'intelligence artificielle, ça soit fait proprement.

02:08:13: C'est-à-dire que si demain on a des bases qui sont clines et des structures qui acceptent d'être transparentes sur les œuvres qu'ils ont entraînées je vois dans l'Intelligence artificiale une opportunité de donner des secondes vies à nos oeuvres.

02:08:34: exemple qui est arrivé récemment, on est gestionnaire du catalogue de Stromae et il y a une IA qui a réalisé un cover de Papa Houté.

02:08:49: Il se trouve que c'est une cover qu'elle est fidèle à l'original

02:08:53: mais

02:08:54: elle est identifiable.

02:08:55: Qu'elle ait été déclarée comme une cover et donc pour nous en tout cas plutôt gestionnaire éditorial, puisque c'est trop maillé son propre éditeur.

02:09:02: et on est... On est gestionnaires éditoiriels de... Est-ce

02:09:05: qu'il y a des contrats où tu peux donner la gestion ?

02:09:09: Voilà.

02:09:11: Lui reste éditer et nous on administre son catalogue.

02:09:15: Donc voilà.

02:09:16: En tout cas... C'est quelque part ça a été une manière de donner une seconde vie à cette oeuvre.

02:09:24: En tous cas il doit faire découvrir !

02:09:26: Il ya des gens qui ont découvert Papa Houtet par cette version qui ne connaissait pas l'original, et du coup on a vu un boost des streams sur l'Original aussi.

02:09:37: Voilà donc à partir de le moment où c'est fait en étant déclaré etc... Par

02:09:41: qui ça a été déclarée ?

02:09:42: Vu que ce n'était produit par une IA ?

02:09:43: Est-ce qu'il y a des gens derrière qui déclarent le facteur d'une reprise ou comment?

02:09:46: ?

02:09:46: En l'occurrence là ils ont été transparents sur le fait que c'était une reprise et puis même s'ils ne l'avaient pas été ,on a été très vite alertés.

02:09:54: Puisque comme l'oeuvre elle a besé, des maisons de disques s'y sont intéressés tout de suite puisque ça a clignoté dans certains radars.

02:10:03: et donc du coup voilà il a été appelé.

02:10:06: Et puis

02:10:06: là c'est assez... Griller, les

02:10:09: titres on ne sait

02:10:09: même pas.

02:10:10: Là c'est juste qu'ils ont changé la tonalité.

02:10:12: C'est vraiment une reprise.

02:10:13: mais demain si on a un grand esprit... Non en tout cas si on arrive dans un monde où nos catalogues sont mis à disposition des structures d'intelligence artificielle pour que des gens fassent de nouvelles œuvres à partir des oeuvres de notre catalogue, et qu'on est capable de savoir que il y a un petit bout de cet œuvre-là dans cette nouvelle oeuvre.

02:10:40: Et qu' on trouve une répartition, ça sera comme un sample !

02:10:43: Et alors... On aura vraiment moyen d'aller donner des secondes, des troisièmees ou des quatrièmes vies à nos oeuvres.

02:10:54: Le but, ça serait de faire comme avec Dobi et qui a accès ou les monteurs ont accès directement au catalogue.

02:10:59: c'est de dire qu'on licencie notre musique pour qu'elle puisse être exploité par Open AI.

02:11:05: Sur réserve que ce soit transparant.

02:11:07: Et voilà !

02:11:08: Tu

02:11:08: connais peut-être un peu mieux ça ?

02:11:11: Je sais qu'il y a eu des deals récemment de grosses maisons de disques.

02:11:13: C'était universale je crois.

02:11:16: Avec des boîtes dite de lia etc... Par principe, ils ne vont pas dire on est contre l'IA.

02:11:21: C'est pas votre intérêt entre guillemets.

02:11:22: Vous aussi y a de l'argent entre gullemets.

02:11:24: voilà c'est votre métier s'il ya moyen de générer les trucs etc.

02:11:26: pour les arts.

02:11:27: Et bah allons-y !

02:11:28: C'était juste.

02:11:28: par contre il faut que ce soit hyper transparent encadré effectivement.

02:11:31: Ce qui n'est peut être terrible.

02:11:32: Donnez

02:11:32: toute notre musique à l'IA mais payez nous.

02:11:34: Ce

02:11:34: qui n'est pas acceptable, c'est que ces IA ont pu s'entraîner dans l'illégalité en un moment.

02:11:42: Il y

02:11:42: a des morceaux pirates parfois.

02:11:44: Voilà et ça ce n'était pas acceptable.

02:11:47: il faut lutter contre ça.

02:11:48: Et tu as raison, la stratégie de ses sociétés est de faire et puis ensuite de régler les conflits après.

02:11:56: Il faut être très dur dans la réaction juridique qu'il faut leur donner, que ce soit de la part de l'ASASM ou de la parts de structures d'édition comme nous pour arriver à quelque chose de transparent.

02:12:12: Moi

02:12:12: je trouve... Je ne sais pas si tu en penses mais la musique est comme d'autres formes d'art.

02:12:18: elle est très dépendante de sa technique aussi C'est-à-dire que le cinéma, c'est pareil.

02:12:22: Le jeu vidéo n'en parlons pas il est né de la technique tu vois ?

02:12:24: C'était encore un autre truc différent à la photographie et en fait ça fait partie beaucoup formes d'art.

02:12:28: Et même les trucs plus anciens sont le numérique sur le robotique.

02:12:31: Même de cette manière faire des instruments c'etait de la techniques aussi.

02:12:33: En fait l'évolution des techniques a fait qu on a fait des instrument différents Qu'on a donc créé des chansons différentes à partir ces instruments Et donc en faite s'adapter sans cesse.

02:12:40: alors ça se démultipliait et c'eait plus difficile.

02:12:42: C'aient des vrais défis aujourd'hui t'as raison.

02:12:44: Mais ce que je veux dire c'que se heurter à ses problèmes Surtout si normal la technique est liée à l'art produit de l'art aussi avec des moyens techniques, des outils etc.

02:12:52: La question c'est comment on le fait?

02:12:53: de manière plus ou moins vertueuse ?

02:12:54: Aux dépens de qui ?

02:12:56: Une vision quand

02:12:57: même à moyen long terme et pas un truc solutionniste.

02:13:00: là genre elle dit on va régler les problèmes on va signer des contrats tu vois.

02:13:03: Et en disant ça je ne dis pas que LIA c'était génial mais... Et l'Art

02:13:07: s'adapte toujours.

02:13:10: à l'époque je parlais avec un jeune peintre qui me rappelait que la photographie est arrivée.

02:13:18: Oui, il est peintre.

02:13:20: Et que ça a mis en danger un certain nombre de peintres et ça a fait naître l'impressionnisme.

02:13:24: Ça ne servait plus à rien de peindre la réalité puisque la photo permettait de la figer.

02:13:31: et du coup ça a faimé une autre forme d'art où on cherchais plus à peindre les réalités telles qu'elles étaient mais à travers les dernières….

02:13:37: Il y

02:13:37: en a plein de sœurs.

02:13:38: …etc.

02:13:38: Ça fait changer

02:13:39: des corps de métier.

02:13:42: n'importe qui chez soi pour faire une production énorme, etc.

02:13:48: Et bien peut-être qu'on va revenir à des guitarois.

02:13:53: et voilà il y aura toujours quelque chose.

02:13:56: et moi je crois d'entendre les chansons de l'art.

02:14:00: Il y aura

02:14:04: un bon message même pour terminer l'émission.

02:14:06: Même s'il rappelons le ça veut pas dire que on doit tout accepter.

02:14:08: ça veut dire qu'il faut encadrer à fond aussi etc... plus d'aspects néfastes que positifs, je pense actuellement.

02:14:15: Mais pour autant est-ce qu'on peut complètement le dire ?

02:14:18: On interdit non ?

02:14:18: Il va falloir trouver un moyen !

02:14:20: Il faut

02:14:21: les giférer il faut encadrer et

02:14:24: c'est problème.

02:14:25: Mathieu, pour terminer sur une note positive.

02:14:27: elle est dit nous « Un ou deux, une ou deux fiertés d'accomplissement dans ton métier sur ces vingt ans ».

02:14:32: Avec Warner Chapelle Music, des trucs où tu t'es dit putain.

02:14:34: Là j'ai eu un rôle qui soit vis-à-vis d'un artiste, vis-a-vis même de la société.

02:14:38: J'en sais rien auquel je te dis.

02:14:39: On courage parce qu'on a lu le CV quand même.

02:14:41: Ouais là j'y ai fait un truc bien !

02:14:42: Je suis content de moi.

02:14:45: Il y en a plusieurs... Le

02:14:47: prenez pas mal hein, ce qui serait pas cité.

02:14:48: c'est grave.

02:14:50: Non mais il y en à plusieurs.

02:14:52: mais moi ce qui me rend le plus fier c'et les rencontres avec des jeunes artistes et d'être là au début, d'aider quelqu'un à croire en son projet.

02:15:11: Je peux citer un exemple qui n'est pas encore confirmé.

02:15:15: mais par exemple on travaille depuis un peu plus d'un an avec un jeune hauteur-compositeur interprète qui s'appelle Teddy Berre qui est belge.

02:15:24: C'est les managers d'Angèle qui me l'ont présentée et on travaille main dans la main avec eux à son développement, et à la construction de son premier album qui va sortir en octobre.

02:15:39: Et il a fait des premières parties d'Oral San, d'Alain Souchon, de Benjamin Bioré, beaucoup d'artistes... et on en est à... Voilà au moment où c'est le plus excitant, on vient de terminer l'album.

02:15:57: Et voilà, on sait que ça sort dans huit semaines !

02:16:01: Et on a un lien très fort, on a travaillé main dans la main sur l'artistique.

02:16:08: Chaque première pour lui c'est les yeux qui brillent.

02:16:13: et voilà je ne sais pas du tout si il rencontrera une audience petite ou très importante peu importe.

02:16:21: en tous cas Il vient de terminer un album dont il est très fier, dont il sera je pense encore fier longtemps et on est ensemble.

02:16:31: Et moi j'ai les yeux qui brillent comme au premier jour à l'idée d'en lancer un nouvel artiste en tout cas de l'époler, de l'déâtsse trouver.

02:16:44: Et voilà, donc je citerai cet exemple-là mais qui n'est que le reflet de plein d'autres exemples où ça s'est passé comme ça par le passé et ça me rend très fier.

02:16:56: Et après je dirais en deuxième fierté aussi peut être... le fait d'avoir des équipes soudées.

02:17:08: J'ai l'impression de voir des gens dans mon équipe qui s'entendent bien, qui restent le soir faire la fête ensemble etc... Et je trouve que c'est une autre réussite plus en tant qu'patron cette fois mais de réussir à créer une équipe, à fédérer des gens avec des personnalités qui vont bien s'en entendre et être soudés.

02:17:36: Et voilà, je citerais ces deux fiertés-là.

02:17:38: Eh ben écoute...

02:17:39: C'est beau !

02:17:39: Il a réussi du coup à ne fâcher personne.

02:17:41: Non

02:17:42: mais en plus un mot pour les équipes.

02:17:44: c'est toujours bien et ça fait plaisir.

02:17:47: Ça se passe pas toujours bien le travail hein ?

02:17:49: J'espère que ça se passe bien effectivement chez Warner.

02:17:54: On a une grande tradition comme tu le sais Mathieu qui est de terminer avec des recommandations musicales.

02:17:59: Un morceau Un T classique, un truc que tu as découvert récemment.

02:18:03: Un truc qui sort dans huit semaines !

02:18:04: Un truc où Warner si t'as envie c'est absolument libre de tes choix.

02:18:09: On se l'écoute à un petit extrait.

02:18:10: j'aurais une minute, une minute trente un truc comme ça.

02:18:12: puis on fait chacun ça.

02:18:13: Ok.

02:18:13: Tu as

02:18:14: déjà eu une petite idée ?

02:18:14: Tu veux qu'on commence ?

02:18:16: Ouais je veux bien y aller.

02:18:18: non en ce moment c'était vrai qu'à titre perso quand j'écoutes de la musique pour moi ça m'arrive.

02:18:26: En ce moment je replonge dans les années entre twenty-cinq et deux mille dix.

02:18:34: Je trouve que c'est des années fantastiques sur tous les aspects, dans le rock, la musique électronique...

02:18:43: On fait un épisode sur la blog house !

02:18:45: Ok, tu vois un peu

02:18:46: cette... tout

02:18:47: à fait complètement.

02:18:48: Et voilà et je suis retombé sur un premier album d'un groupe qui s'appelle Cold War Kids et qui pense que l'album sera en deux mille six.

02:19:02: Je crois que c'est leur première album, j'en suis pas certain mais je crois que ce sont leurs premières albums.

02:19:05: Il y a une chanson que je trouve assez fantastique qui s'sappelle Hang Me Up To Dry pour moi symbolique.

02:19:14: ils disent bien cette époque, c'est cinq ans après les Strokes, retour du rock et des guitars.

02:19:24: Et je trouve que eux, il y a quelque chose de vraiment assez fantastique.

02:19:33: Ce n'est pas un disque qui a rendu des millions.

02:19:35: donc la preuve est qu ce n'était pas toujours le nombre d'exemplaires vendus qui fait la qualité de la musique.

02:19:41: mais voilà j'suis fan.

02:19:42: Et

02:19:43: bah on s'écoute, hang me up to dry Cold War Kids.

02:19:45: Tu vois je connais pas, j'veux découvrir.

02:21:24: C'est très bien ça !

02:21:25: Effectivement ça replonge dans toute une époque.

02:21:27: Ça me fait un peu penser au son de T-Kazabian genre trucs et tout ça.

02:21:31: Un peu la même époque je pense.

02:21:31: tu vois ?

02:21:32: Ouais

02:21:32: c'est trois ans après les raptures aussi comme écoze.

02:21:38: Transferdinant

02:21:38: aussi arrive à peu près à ce moment là

02:21:40: ouais.

02:21:40: Ouais c''est ça, c'était vraiment des années incroyables.

02:21:44: Deux mille six deux milles sept en particulier ces années assez folles.

02:21:47: Ou à quand le retour du rock comme ça?

02:21:48: alors

02:21:50: ?

02:21:51: On gâète en tout cas, non mais aux États-Unis en tous cas il y a quand même sombre qui a été numéro un sur Spotify.

02:21:59: C'est comment tu t'as vu ?

02:22:00: Sombre !

02:22:01: Qui a été n°I sur Spotify dans le monde je crois.

02:22:06: et voilà c'est pas du rock alternatif comme ça.

02:22:08: mais on voit un retour des guitares et même dans l'album de... de Dicis sur lequel j'ai pas mal travaillé.

02:22:16: Il a beaucoup questionné

02:22:17: d'ailleurs son public initial,

02:22:19: il

02:22:19: y a un revirement esthétique.

02:22:21: Il avait tenté plein de fois à l'époque avec

02:22:23: Peter Tuck et tout.

02:22:24: Il avais tenté pleins de trucs comme ça.

02:22:26: Tout à fait mais... Et

02:22:27: plus ou moins de réussite !

02:22:28: Mais en tous cas on sent une vague dans le rap et l'indie en ce moment et avec un retour des guitars pour moi on s'apparente à des productions skites.

02:22:45: Pourquoi pas ?

02:22:48: Tu sais quoi, genre Playmo et tout se remet à tourner, le néo-métal un peu français comme ça... On avait reçu évidemment les frères Geatless d'Henon-de-Sœur, ils continuent de tourner.

02:22:57: Ils ont fait l'ULfest je crois cette année.

02:22:59: tu vois !

02:22:59: Ouais

02:23:00: on parlera pas du Lfest mais c'est fine !

02:23:04: Bon Daz t'as une idée de tout morceau ?

02:23:08: Un projet qui s'appelle Spaceships and the Blade Evidemment de Larry Jones sorti en-deux mille vingt deux, entre autres il a sorti cent cinquante sept albums mais...

02:23:15: Combien de Larry june on aura recommandé dans cet émise

02:23:18: ?

02:23:18: Non

02:23:19: mais en vrai

02:23:20: pas tant que ça.

02:23:22: Lui c'est un album que je voulais.

02:23:23: donc évidemment je suis open vinyl mais je l'ai commandée le dix janvier, sur le juillet.

02:23:27: donc bon il a fallu attendre un petit peu les rééditions etc.

02:23:31: Un morceau qui s'appelle For Tonight avec Larry June en featuring avec Sid la chanteuse du groupe The Internet qui était le proche de notre futur, etc.

02:23:40: tous ces gens-là.

02:23:41: Steve Lacey et tout ça... C'est un morceau très sympathique.

02:23:47: Écoutez l'album !

02:23:48: Je pense que je vais recommander par contre tous les morceaux de cet album.

02:23:51: Ça

02:23:52: nous fera la saison

02:23:52: !

02:23:55: J'ai

02:24:41: l'impression

02:24:50: que

02:24:56: c'est bien, excusez-moi.

02:25:33: C'est très bien ça !

02:25:34: Ouais, c'était Larry June qui a écouté tous les albums.

02:25:36: Et je me rends compte que j'ai deux tracks de cet album dans mes titres like et tout...

02:25:41: Lequel ?

02:25:42: Lequel?

02:25:42: J'avais Breakfast in Monaco.

02:25:44: Incroyable!

02:25:45: Et Cortemadeira.

02:25:46: Eh oui, toute la prod c'est Alchemist….

02:25:48: Ah non même pas.

02:25:49: Il y a Alchemists pour Breakfast In Monaco mais après il y a justement Soudière qui a produit le….

02:25:53: Ah ouais Soudiere !

02:25:54: Ouais !

02:25:54: Le Frenchie.

02:25:55: Le Frenchies qui fait évidemment un morceau de funk avec Larry June.

02:26:01: C'est incroyable.

02:26:02: et la impression que ça vient du stone, c'est génial.

02:26:04: Écoutez, Larry June !

02:26:05: C'était de l'abonne.

02:26:07: Alors toi ?

02:26:08: Oui

02:26:08: bah écoute je vais mettre un classique.

02:26:11: Un classique, enfin un classiques rétiments modernes quand même.

02:26:13: Je sais pas ce qu'il s'est... Attends, quelle année ?

02:26:15: C'etait dans les années quatre-vingt-dix, euh... Quatre-vingts-seize.

02:26:17: Oh

02:26:18: !

02:26:18: Et en fait il y a eu retoi que...

02:26:20: J'aurais écouté tout pas.

02:26:21: ...j'ai pas raconté cette expérience trop longuement.

02:26:23: Mais il y avait eu reTOI.

02:26:24: j'ai connu ma première expérience de DJ il n'y a pas longtemps.

02:26:26: Ah oui, c est vrai !

02:26:27: Puisque j'ai fait le DJ au mariage de ma sœur.

02:26:32: Et c'était la première fois que je faisais le DJ, je me suis entraîné pendant un mois avant.

02:26:35: J'ai acheté des platines machin etc... Avec plus ou moins de réussite.

02:26:39: tu as versé une avance

02:26:40: ?

02:26:41: Non, non mais j'avais ça gratuitement et trois heures de mix mon gars quand même pour une première.

02:26:45: Tu peux rendre les platines après en disant c'est bon !

02:26:47: Avec plus or moins de réussi j'aie eu quelques bonnes réussites et j'aurai eu des fails absolues sur Ayana Kamura d'ailleurs où j' ai vidé la piste de danse.

02:26:54: C'était pas le bon moment.

02:26:54: C'était

02:26:56: quel morceau

02:26:57: ?

02:26:58: Je ne sais plus.

02:26:59: Mais j'ai mis plus tard Jadra qui a été, évidemment, ça marchait mais sur un autre c'est Copine.

02:27:05: Et je l'ai mise au mauvais moment.

02:27:07: En général,

02:27:07: ça marche bien quand même.

02:27:08: Oui, mais ce n'était pas le... Bref !

02:27:10: Mais j''ai beaucoup appris et adoré cette expérience.

02:27:13: Il y a un morceaux qui a bien marché, mais je savais qu'il marcherait bien.

02:27:17: Et j'avais pris beaucoup de plaisir en tout cas à le diffuser.

02:27:22: Marc Morrison, Return of the Mac classique absolue, d'une efficacité totale.

02:27:28: Et je peux dire qu'entre ça et Hypnotize de Notorious Bees,

02:27:31: ça a

02:27:32: enflammé la piste de danse.

02:27:34: C'est parti !

02:29:00: Imparable comme tu veux.

02:29:01: Imparables, destructibles...

02:29:03: C'était

02:29:04: beaucoup trop fort.

02:29:05: Ouais mais il n'a fait que sa marque Morrison...

02:29:07: c'est vrai ?

02:29:08: Anglès d'ailleurs, ce ne serait pas un Américain.

02:29:10: sur Sponsoring.

02:29:11: Bien sûr, ça sentant

02:29:11: que c'était un anglais.

02:29:12: Bah écoute.

02:29:13: Il est d'origine de La Barbade je crois.

02:29:15: Oui, ça s'entend aussi.

02:29:18: Daz,

02:29:19: pour terminer cette émission on va remercier à nouveau.

02:29:22: Évidemment c'était hyper intéressant.

02:29:25: J'ai beaucoup appris Mathieu Tessier grâce à ton expérience.

02:29:28: Je suis changé d'avis sur l'industrie musicale, sur certains rôles que je questionne maintenant.

02:29:32: Non mais j'espère que nos auditeurs aussi a pris plein de choses notamment les artistes qui nous écoutent tu vois qui sont plus ou moins amateurs ou qui aimerais se professionnaliser et ça va les aider.

02:29:43: Envoyez des emails

02:29:43: les gars !

02:29:44: On l'affiche avec Dior quand il disait le mail de Mathieu directement Il en reviendra ses équipes.

02:29:49: Et en parlant de nos auditeurs... Ah

02:29:51: bah oui

02:29:51: Tu sais qu'on a mis en place, alors déjà sachez chers auditeurs si vous êtes encore là c'est que vous aimez cette émission parce-que là on est à près de deux heures et demie d'émissions.

02:29:59: Ouais ouais on a quasiment deux heures à réunir.

02:30:02: Ça va écoute ça va on a trouvé un petit arrangement depuis maintenant avec François tout va bien il fait très bien le travail.

02:30:07: on remercie Françoi qui encore cette année revient effectivement dans l'émission et viendra aussi nous voir un moment dans un épisode pour discuter carrément.

02:30:15: Il y a plein de talons François et donc il ya la playlist de nos recommandations plus de deux sortes morceaux.

02:30:23: Pour l'instant, c'est que sur Spotify où je sais, on le voit plein de fois il faut qu'on les mette ailleurs et tout.

02:30:26: Mais en tous cas toutes les recommandations depuis quasiment le début de l'émission vous pouvez la retrouver.

02:30:29: Vous mettez ça en playlist, vous mettez en shuffle tu vois comme ça vous découvrez pleins de trucs et tout.

02:30:33: c'était hyper cool !

02:30:33: Et nous avons un SpeakPipe.

02:30:35: SpeakPip ce n'est pas un truc.

02:30:36: vous pouvez me laisser un message répondeur.

02:30:38: Exactement directement depuis votre téléphone par exemple si une page web ou alors depuis votre ordinateur.

02:30:42: enfin vraiment c' est hyper simple.

02:30:44: et nous avons eu UN MESSAGE figure toi-même.

02:30:46: oui on n'en a pas beaucoup c' était pour ça.

02:30:47: allez-y !

02:30:47: Je vais vous plaisir !

02:30:51: Envoyez ce message il y a à peu près un mois, juste après le dernier épisode de la saison précédente.

02:30:57: Donc on n'a pas pu

02:30:58: l'écouter mais on se rattrape en écoutant Pierre tout de

02:31:12: suite.

02:31:22: Donc

02:31:23: très bonne surprise de découvrir votre podcast avec l'épisode sur et avec Arthur H. J'adore ce que vous faites, voilà !

02:31:35: Je continue à vous écouter la saison prochaine.

02:31:38: Et bon courage à vous, vous êtes des monstres... Vous êtes les tigres !

02:31:44: A bientôt, salut !

02:31:45: Salut Pierre !

02:31:46: Merci, Pierre.

02:31:47: Et bien de la commune des Asos...

02:31:49: T'as abonné Pierre sur Twitch ?

02:31:50: Ce n'est pas déjà fait je veux

02:31:53: dire.

02:31:53: Monétise pour Dazo.

02:31:54: Ah

02:31:56: c'était

02:31:57: plaisir !

02:31:58: Merci beaucoup pour tes encouragements Pierre.

02:32:00: et bah heureux de te compter parmi nous pour cette nouvelle saison.

02:32:03: Justement qu'on se quitte, je voulais vraiment faire un big up parce que j'ai revu ces vidéos et j' ai pleuré de rire.

02:32:09: Toutes les vidéos de François sur le synthé modulaire

02:32:13: tournaient

02:32:13: comme une vidéo de formation des années quatre-vingt en VHS.

02:32:16: C'est incroyable !

02:32:18: Je vais vraiment aller sur le compte Instagram, nous montre le son, regarder les stories.

02:32:22: elles sont géniales !

02:32:23: Bravo les François et tiens Tigre !

02:32:26: Littéralement... Et bah on se retrouve dans quinze jours et ce sera le cas toute la saison jusqu'à l'été prochain.

02:32:33: un épisode à mercredi sûr d'Odaz.

02:32:35: On sera là avec des bêtes d'invité toutes la saisons.

02:32:38: Ciao Merci, Mathieu.

À propos de ce podcast

Monte le Son, anciennement "Dans le Tempo", c'est votre rendez-vous bi-mensuel avec Salman et Daz. Business, actus, tendances artistiques, technologies, composition, industrie musicale, toutes les facettes de la musique sont abordées en compagnie d'un ou plusieurs invités. Ce podcast pour musiciens et passionnés de musique vous est présenté par Thomann, le plus grand magasin de musique d'Europe.

par Salman Sahli, Daz & Thomann

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